Eglises

 

EGLISE SAINTE CATHERINERetour haut

 

Rue des Logettes  HONFLEUR

L’église catholique Sainte Catherine remplace une église en pierre détruite pendant la guerre de cent ans. C’est la plus grande église de France construite en bois par des charpentiers de marine.

Elle est dédiée à Sainte Catherine d’Alexandrie, comme le rappelle une sculpture sur bois au dessus du porche du clocher qui est séparé des deux nefs.

La première nef, partie la plus ancienne de l’édifice date de la seconde moitié du XVème siècle. Elle est bâtie sur le modèle d’une halle de marché, avec l’aspect d’une coque de bateau renversée.

Au XVIème siècle on ajoute une seconde nef dont la voûte est conforme à celle des églises gothiques modestes. L’église est recouverte de bardeaux en bois de châtaignier qui constituent l’essentage.

Au bas de la nef principale est placé un bel orgue dont le buffet en chêne sculpté est dans le style du XVIIIème siècle, on peut admirer un tableau représentant le Portement de Croix. Près de l’autel, on peut voir la statue de Sainte Catherine, qui tient d’une main une palme, dans l’autre une épée.

Le lutrin en forme d’aigle date du XVème siècle, il est en bronze. Le tableau représentant le martyre de Pierre Berthelot a été béni en 1926 ; les vitraux et verrières ont été inaugurés en 1887.

De nombreuses personnalités ont été baptisées dans cette église.

L’édifice est classé au titre des monuments  historiques  en 1870.

Le clocher a été érigé à bonne distance de la nef, il est carré en charpente, revêtu d’essente et surmonté d’une pyramide octogonale en essente, il s’appuie sur un soubassement en pierre. Les béquilles du clocher placées en 1718 soutiennent l’édifice.

Le 2 janvier 2015 marque le 142ème anniversaire de Sainte-Thérèse a Alençon ;  c'est en ce jour que le reliquaire sacré présentant une rotule de Sainte-Thérèse a été installé à l'église Sainte-Catherine à Honfleur.

EGLISE SAINT LEONARDRetour haut

 

Place Saint Léonard  HONFLEUR 

L’église catholique Saint Léonard a été érigée à l’emplacement d’un sanctuaire qui existait dès 1186.

La façade de style gothique flamboyant est la seule partie qui subsiste de l’ancien édifice gothique, il reste également quelques éléments Renaissance. L’essentiel de l’église a été incendié par les Huguenots pendant les guerres de religion au XVIème siècle.

La majeure partie du bâtiment a été reconstruite aux XVIIème et XVIIIème siècles. L’intérieur est entièrement décoré de peintures murales ainsi que la voûte de bois à charpente apparente.

L’intérieur se compose d’une longue nef accompagnée de bas  côtés. On peut voir la statue de Saint Benoît, Saint Etienne…..

Un fauteuil dit «  fauteuil de l’évêque » se trouve dans l’église, il a été offert lors de la visite de Monseigneur Suhard, évêque de Bayeux-Lisieux.

Les vitraux datent du XIXème siècle, dans l’abside, au centre, la vie de Saint Léonard. Les vitraux des bas côtés représentent les stations du Chemin de Croix.

Le lutrin datant du XVIIIème siècle est classé monument historique depuis 1898.

L’orgue actuel inauguré en 1878, restauré en 1997 se compose de 20 registres, comprenant  1050 tuyaux et possède 16 jeux complets répartis sur 2 claviers manuels.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1980.

Un soir à Saint Léonard, raconté par Père Pascal Marie, curé de Honfleur - Avril 2017 -

vitraux St-Léonard

Ce soir, tout est calme dans Saint-Léonard de Honfleur. Comme je le fais plusieurs fois par semaine, j’aime à entrer dans cette église et faire ma visite au Saint Sacrement. Deux couples de  touristes étrangers déambulent encore, nous nous saluons. Sans doute ont-ils été attirés comme beaucoup par l’élégant clocher de pierre et par les portes ouvertes. Tout est paisible. Des bougies allumées auprès de la Pièta ou de Sainte-Rita, de nouvelles lignes écrites dans les cahiers d’intention de prière, prouvent que, mine de rien et beaucoup plus qu’on ne pense, tout au long de la journée, nombreuses ont été les personnes qui ont franchi la porte de ce si beau lieu. Mais ce soir, alors que la pénombre s’empare peu à peu de l’édifice, je suis particulièrement frappé par la lumière qui s’exhale des vitraux, frappant le sol de pierre pour en faire comme une mosaïque rouge et bleu. Qu’ils sont beaux ces vitraux, même s’ils sont usés, délavés par le temps.

Je me souviens d’avoir lu qu’ils ont été réalisés par un artiste verrier d’Evreux, Louis Gustave Duhamel-Marette à la fin du XIXème. Célèbre pour avoir été un des grands artisans du renouveau du vitrail en Normandie, une de ces œuvres majeures est la « cathédrale de verre » : l’église de Villers sur Mer. Qui de lui ou du curé de l’époque, l’abbé Eudelin eut l’idée de faire de notre église Saint-Léonard un grand livre d’images de la Passion du Christ ?

Car en effet, en parcourant tranquillement les bas cotés de la nef, j’admire une nouvelle fois les 14 verrières du chemin de croix qui, les unes après les autres au cours de la journée, laissent passer la lumière du soleil. Je n’ai jamais vu dans aucune autre église une telle particularité. Un chemin de croix en vitrail, un chemin de croix en lumière aux multiples couleurs. Et me vient à l’Esprit cette phrase de l’Evangile selon Saint Jean : « Je suis la lumière du monde, celui qui marche à ma suite aura la lumière de la vie »

Laissant passer la lumière, réagissant avec elle, jouant avec elle, les vitraux de ce chemin de croix unique me permettent de suivre station après station les dernières heures de Jésus. Et c’est comme-ci la lumière sacrée qu’est le Christ venait à moi pour m’inviter à le suivre en sa passion et me laisser entièrement rejoindre par Lui.

Duhamel-Marette pour peindre ces différentes scènes s’est inspiré de gravures allemandes du XVIème siècle créant ce style néo renaissance  si riche de détails. Détails auxquels je n’avais jusque là jamais vraiment prêté attention. Richesse des décors aux paysages et aux  architectures en grisaille, couleurs éclatantes des pourpoints et des robes. Ici ou là les visages sont effacés, comme polis par les années, des verres sont cassés ou manquants mais malgré tout je suis dans l’évènement. Me voici à Jérusalem et je deviens témoin du procès de Jésus et de sa condamnation par Pilate, je vois le Christ fléchir et tomber sous le poids de la croix et des sarcasmes, je le vois échanger un regard d’amour avec Marie sa mère, je perçois la détresse absolue que traverse cette dernière et puis voici la croix à la douzième station, dressée pour le salut du monde.

Chaque scène est terrible d’intensité mais la lumière de cette fin de journée qui éclaire les verrières semble faire pressentir à chaque instant que la splendeur de la résurrection est déjà à l’œuvre. Oui c’est bien cela, la lumière de la résurrection, la lumière de Pâques éclaire ce chemin de croix comme pour dire « n’ayez pas peur, ne vous laissez pas effrayer, Il a vaincu la souffrance et la mort, Il est vivant » alors un peu en avance j’ai déjà envie de chanter l’hymne que l’on chante à la veillée pascale :

« Joyeuse lumière, splendeur éternelle du Père, saint et bienheureux Jésus Christ » 

 Père Pascal+

 

 

CHAPELLE NOTRE - DAME DE GRACERetour haut

 

Une première chapelle fut  fondée par Richard II Duc de Normandie vers 1023,  pour accomplir un vœu fait au cours d’une tempête où il avait failli périr. Un éboulement de falaise l’emporta en 1538 à l’exception d’un autel et d’une statuette de la Vierge.

Cette chapelle fut reconstruite entre 1600 et 1615 par les marins et bourgeois d’Honfleur sur un terrain donné par Madame de Montpensier. Elle fut couverte en ardoises en 1625, on lui rajoute alors un clocher.

C’est à cette époque que les Pères Capucins plantèrent une croix de bois pour indiquer l’emplacement de l’ancienne chapelle, croix qui se trouvait à une trentaine de mètres de l’actuel calvaire. Une chapelle extérieure fut construite en 1911, elle sert de sanctuaire pour les cérémonies des grands pèlerinages.

L’intérieur se compose d’une petite nef,  richement décorée et de deux transepts ; celui de gauche est consacré aux colons normands qui s’établirent au Canada, celui de droite est dédié à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Lisieux. Les verrières relatent l’histoire de la chapelle. Par un Bref du 15 février 1912, le Chapitre de Saint Pierre de Rome a décerné la couronne d’or à la statue de Notre Dame de Grâce et c’est en juin 1913 que furent célébrées les fêtes solennelles du couronnement de Notre Dame de Grâce. De nombreux pèlerins  attestent leur foi à Marie Notre Dame de Grâce.

L’orgue est inauguré en 1990 ; on peut voir la statue de Saint Pierre dans le chœur de la chapelle ; une statue de Sainte Anne  portant Marie et l’Enfant Jésus et une statue de Saint Joseph en bois datant du XVIIIème siècle.

De nombreuses plaques de marbre et tableaux perpétuent le souvenir de personnages célèbres venus dans cette chapelle : Samuel de Champlain, Pierre Berthelot, Louis XIII, Bonaparte, Sainte Thérèse de Lisieux….

Notre Dame de Grâce possède des ex-voto exceptionnels, ils symbolisent la réussite d’un vœu, d’une  recommandation , d’une prière.

La protection des marins tient une place privilégiée, depuis 1861, chaque année à la Pentecôte, on peut admirer un cortège pittoresque des maquettes de bateaux portées par les enfants  depuis l’église Sainte Catherine jusqu’à la chapelle Notre-Dame de Grâce.

 

EGLISE DE GONNEVILLE SUR HONFLEURRetour haut

 

Placée sous le patronage de Saint Martin, l’église est en partie du XIIIème siècle ; toute en pierres, imposante, elle est une des plus grandes de la région.

L’église actuelle fut ouverte au culte vers 1562, la nef flanquée de contreforts plats, remonte à la période romane, c’est la partie la plus ancienne de l’église. Les larges fenêtres qui éclairent la nef ont été percées au XVIIIème siècle lorsque la toiture a été refaite.

La plupart des chapiteaux qui terminent les colonnes sont ornés de crossettes et de feuilles sculptées, on peut remarquer un oiseau becquetant du raisin, un lapin, des chimères.

Le chœur est vouté et en pierres ; la nef est un simple lambris en bois.

En 1957, deux fresques peintes sur les murs de l’église furent retrouvées ; les vitraux ont été offerts par des familles.

Le clocher est une tour carrée surmontée d’une pyramide quadrangulaire tronquée sur laquelle s’élève une flèche octogonale.

L’église est classée à l’inventaire des monuments historiques en 1933.

Mon cheval de bataille, raconté par Père Pascal Marie, curé de Honfleur - Septembre 2016 -

A défaut de jouer aux petits chevaux et si nous faisions un petit quizz ?
Pouvez vous me dire combien y a-t’il de représentations de chevaux dans l’église de Gonneville sur Honfleur ?

Allez,  je vous aide et vous mets le pied à l’étrier avant que vous ne preniez le mors aux dents et que vous ne montiez sur vos grands chevaux.  Avant même que vous ne partiez pour Gonneville à bride abattue ou que vous n’attrapiez une fièvre de cheval à force de chercher.

Des soldats à cheval accompagnant  saint Louis au cheval d’Attila, de celui de saint Martin à ceux des jeunes et fringants seigneurs de la fresque du XIVème siècle, vous devriez trouver au moins plus d’une dizaine de représentations des nobles équidés.

 Eh oui ! Autant que cela !

C’est dire l’importance que le cheval a toujours eu dans l’histoire des hommes. Il faisait tellement partie de la vie et du quotidien de nos  ancêtres qu’ ils  l’ont représenté  même dans les églises : dans leurs vitraux, leurs tableaux, leurs fresques et leurs bannières. Associés à l’image d’un saint ou à celle d’une armée, le cheval est ce preux compagnon  signe d’élégance, de force et d’intelligence.

C’est ainsi que vous pouvez le voir dans la  verrière principale du chœur qui illustre la crucifixion, scène qui, pour avoir été maintes fois représentée, nous a cependant peu habitués  à y voir des chevaux.

 Ce vitrail offert en 1897 par la famille de Treprel, est donc très original, puisque sur la fenêtre gauche (l’occupant presque entièrement)  se dresse un superbe cheval somptueusement harnaché .

 Ce cheval est le cheval du centurion, officier de l’armée romaine,  qui, dans l’Evangile selon Saint Matthieu, au moment de la mort de Jésus, s’écria : « Vraiment cet homme était le fils de Dieu » ( Matthieu 27, 54). Paroles étonnantes  qui ne sortent pas de la bouche d’un des proches de Jésus, mais d’un homme qui ne le connait pas et vient de le faire mettre à mort.  Cette parole est donc une parole de conversion.

La scène est en elle-même une scène de conversion. Alors qu’il a sous ses ordres plus de 100 hommes, alors qu’il mène grand et riche équipage, le centurion, touché par la grâce, s’apprête à renoncer à tout cela. Une belle tradition de l’Eglise nous dit en effet, que cet homme qui s’appelait Longin, quitta tout pour devenir ermite en Cappadoce et annoncer le Christ jusqu’au martyr.

Les naseaux fumants, les oreilles dressées, l’œil écarquillé, piaffant, le cheval semble, lui, sur le qui-vive.

L’artiste verrier a voulu, par l’attitude même de l’animal et par son langage corporel, montrer l’importance de ce qui est en train de se passer. La présence du cheval aux aguets, le corps tendu, loin d’être seulement décorative est là comme pour nous prévenir. Tandis que son maître regarde Jésus, le  cheval  nous regarde comme  pour nous inviter à nous arrêter et à faire attention à ce qui est représenté. Et si nous suivons en effet ce conseil nous voyons sur la fenêtre centrale Jésus sur la croix qui donne sa Vie pour que nous ayons la Vie. Et nous sommes, comme le centurion romain,  invités à nous convertir.

Nos églises sont des livres d’images qui nous ouvrent à la méditation. Des livres d’images ou, entre autre,  la création rend hommage au Créateur. N’hésitez pas à vous arrêter et à lire ce que vous avez sous les yeux. Vous serez comme moi à chaque fois émerveillés.

   

EGLISE DE PENNEDEPIERetour haut

 

L’église est dédiée à Saint Georges, les parties les plus anciennes  remontent au XIIème siècle ; elle fut restaurée en 1957.

Une porte cintrée donne entrée dans la nef ; un petit clocher, en forme de campanile, couronne le portail, il renfermait, autrefois une cloche.

Le chœur est éclairé par des fenêtres cintrées, modernes, semblables à celles de la nef. A l’intérieur, l’église est entièrement badigeonnée en blanc.

Le maître autel offre un joli retable, dans le style Louis XIV, décoré de deux colonnes torses. Le tabernacle est surmonté d’un dôme à galerie que termine une fleur de lys. Un bas-relief représente Saint Georges terrassant le dragon.

Le chemin de croix a été sculpté en 1943 ; les quatorze stations sont sculptées sur des panneaux de chêne. 

 

EGLISE DE QUETTEVILLERetour haut

 

La construction de l’église remonte à la fin du XIème siècle ; le patronage est tenu au XIIème siècle par l’abbaye du Bec Hellouin. 

La nef, très large, est éclairée au nord par cinq ouvertures, trois fenêtres seulement éclairent la nef au midi. On peut remarquer, à l’intérieur de la nef,  deux larges contreforts plats ; contre l’un d’eux est adossée la chaire.

Le maître autel est surmonté d’un tableau représentant le martyre de Saint Laurent, patron de l’église. Le retable est décoré de deux colonnes torses, garnies de feuilles de vigne. Au centre est une niche cintrée dont l’encadrement est formé de feuilles de laurier, elle renferme une statue de la Vierge.

Les fonts baptismaux, de forme octogonale, datent de la finn du XV ème siècle.

Chaque année, en la Fête de la St Laurent, les Confréries de Charité se réunissent autour de leur prêtre ainsi que la population  pour honorer Saint Laurent et péleriner jusqu'à la fontaine dont l'eau -dit on- est miraculeuse (maladies dermatologiques).

EGLISE DE LA RIVIERE SAINT SAUVEURRetour haut

 

L’église faisait partie de la cure de Saint Léonard de Honfleur et de la succursale d’Ablon , le 1er juin 1836, une ordonnance porte l’établissement d’une nouvelle succursale à La Rivière Saint Sauveur.

L’église située à l’emplacement de l’ancienne chapelle de Saint Sauveur a été bénie en 1844.

Dans la nef se trouvent plusieurs statues représentant: Saint Antoine de Padoue, Notre Dame de Montligeon, Saint Michel Archange, Notre Dame de Lourdes, la Vierge, Sainte Philomène et un grand Christ en bois sculpté.

Dans le chœur deux statues en bois représentent Sainte Anne et Saint Clair.

Il existe seize vitraux, suite à l’explosion de la poudrière de Graville qui les avait endommagés, ils ont été restaurés en 1916. 

 

EGLISE DE SAINT GATIEN DES BOISRetour haut

 

L’église est placée sous l’invocation de Saint Gatien, sa construction remonte au XVème et XVIème siècle. La large façade est soutenue par six contreforts saillants.

La nef date de 1503 quant au chœur, il fut réédifié au XVIIIème siècle et béni en 1758 par le curé de Canapville. La voûte présente une légère courbe, elle est en lambris et date du XVIème siècle, elle est maintenue par une armature en bois décorée de pendentifs très simples.

L’autel de style Louis XVI date du XVIIIème siècle, il est orné de colonnettes et d’un buste de Christ en médaillon. Quatre colonnes corinthiennes portent un dôme qui couronne l’emblème de la Trinité en des rayons de gloire.

Douze panneaux représentent les apôtres, les vitraux du chœur datent de la fin du XIXème siècle et ceux de la nef furent réalisés avant 1949. Un vitrail représente Sainte Austreberthe à l’origine d’une légende : elle était chargée de nettoyer le linge des moines, un jour qu’elle partait à la rivière nettoyer le linge avec son âne, elle rencontra un loup affamé qui ne fit qu’une bouchée de l’âne. Pétrifiée, Austreberthe se mit à implorer le ciel de l’épargner, c’est alors que le loup se coucha à ses pieds.

Une plaque est apposée en l’honneur de la Famille Samson, expatriée au Canada.

Une statue de Saint-Jean-Paul II rappelle son passage le 2 juin 1980 dans la commune. Une exposition permanente revient sur cet évènement.

 Notre-Dame de la Résurrection racontée par Père Pascal Marie, curé de Honfleur - Mars 2017 -

ND Résurrection
« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (St Matthieu, 6,21)

« Monsieur le curé, monsieur le curé ! Venez vite ! Y’a le père Leroy j’crois bien qu’il a trouvé queqchose ! ».
C’est par ces cris du jeune Louis, âgé d’une quinzaine d’années, employé comme manœuvre sur le chantier de l’église que la douce quiétude du presbytère de saint Gatien des bois venait d’être brutalement troublée en cette matinée d’avril 1929.
L’abbé Pierre Basnel qui était en train d’écrire son sermon du dimanche à venir, regarda le jeune garçon qui rouge d’avoir couru, lui montrait l’église : « que se pass- t’il, mon enfant ? »
Mais sans attendre une quelconque réponse, le jeune ouvrier était déjà reparti en courant vers l’église.
Intrigué et curieux, le bon curé laissa là, ses livres de théologie et ses notes pour franchir les quelques mètres qui séparaient par son jardin le presbytère de la maison de Dieu.

Nommé dans la paroisse de saint Gatien deux ans plus tôt, il avait tout de suite perçu la beauté cachée de l’édifice construit au XVème siècle. C’est pourquoi, sans tarder, avait-il fait entreprendre - avec l’accord de la mairie- des travaux impressionnants pour lui donner un éclat, une hauteur et une grandeur que personne à part lui n’avait jamais soupçonné. De nombreux bienfaiteurs de la commune étaient venus en aide financièrement à leur jeune curé.

Bientôt  la voûte de plâtre si disgracieuse, si lourde et étouffante allait laisser la place à la superbe charpente qui en devenant apparente allait donner au sanctuaire cette hauteur qui lui manquait jusque là. En parallèle, l’abbé avait eu l’idée de faire creuser le sol de la nef et des transepts sur 70 cm de profondeur ce qui allait permettre en gagnant là aussi de l’espace de mettre en valeur le chœur resté à niveau. C'est ce travail là qui était actuellement en cours...

 Lorsqu’il entra dans l’église en chantier, les ouvriers étaient tous rassemblés au niveau du transept gauche. Ils  entouraient le père Leroy, l’inventeur, qui à genoux était en train de sortir des gravats ce qui visiblement ressemblait à une statue.

 L’abbé Basnel, ému, s’approcha, personne ne parlait, tous pressentant qu’ils vivaient un moment unique.
« Doucement, doucement » murmura l’abbé mais plus pour lui-même que pour le père Leroy qui semblait opérer avec les gestes précis d’une sage femme lors d’un accouchement et cela en était un !

Ce que vit l’abbé Basnel se fut d’abord une couronne puis une tête de femme et puis un buste, une autre tête « mon Dieu mais c’est une vierge à l’enfant »s’écria t’il.

 Une vierge à l’enfant de pierre du XVIème siècle, intacte, avec des restes de polychromie, belle, si douce de visage. Une splendeur que peut être des mains respectueuses avaient voulu cacher des vandales de la révolution en l’enterrant et qui réapparaissait pour la première fois à la lumière.

L’abbé Basnel était bouleversé par cette découverte. Mais ce qui lui fit venir les larmes aux yeux c’est de voir le petit Louis, qui spontanément, serrant sa casquette entre ses mains, se mit à murmurer ces paroles qui n’avaient plus été dites devant cette statue depuis au moins 140 ans : « je vous salue Marie» La première prière adressée à Notre Dame sous terre devenue Notre Dame de la Résurrection était celle d’un enfant. 

  Père Pascal+

 

EGLISE DE FOURNEVILLERetour haut

 

L’église de Fourneville est dédiée à Saint Pierre, son second patron est Saint Yves, sa construction remonte à la fin du XIIème siècle.

Les murs soutenus par de nombreux contreforts, sont percés de cinq fenêtres étroites affectant la forme de lancettes. Deux fenêtres cintrées datant du XVIème siècle remplacent au midi d’anciennes fenêtres.

La nef à quatre travées est tenue par des contreforts de travertin, elle est voûtée de bois avec quatre grosses poutres peintes.Le chœur est construit en retrait sur la nef et se termine par un mur droit soutenu par deux larges contreforts. Le maître-autel de style Louis XV s’orne d’un retable représentant la Résurrection.

On trouve dans cette église deux statues offertes au retour d’un pèlerinage à Rome : une statue de Jeanne d’Arc bénite en 1921 et une statue du Saint Patron de la paroisse.

La disposition du sol a nécessité l’établissement de plusieurs marches pour descendes dans la nef.

 

EGLISE D’EQUEMAUVILLERetour haut

 

La première pierre de cette église dédiée au Sacré Cœur de Jésus fut posée en 1892 ; divisée en six travées, elle est flanquée de deux chapelles et terminée par une abside polygonale. Le portail d’entrée est en pierre d’Allemagne avec ses colonnes, chapiteaux,  tympan et dominé par une statue du Sacré Cœur , les bras étendus, en fonte ton pierre de deux mètres de hauteur.

L’intérieur est en pierre blanche, les piliers entre les travées sont formés de trois colonnes réunies en faisceau ; il y a environ quatre vingt chapiteaux sculptés et des clefs de voûtes armoriées.

A l’entrée, deux démons sont forcés de présenter l’eau bénite aux fidèles. Douze vitraux représentent des scènes de l’évangile

L’autel principal, avec ses colonnes en marbre, ses bas reliefs, son tabernacle et la statue du Sacré Cœur qui le domine est sobre. Le pavage de la nef est en mosaïque, marbre des Pyrénées ; celui du sanctuaire est orné de fleurs de lys.

Une chapelle, élevée en 1920 commémore le souvenir des soldats morts pour la France. Un vitrail qui éclaire cette partie de la chapelle porte les drapeaux de la France à travers les âges.

Les stations du chemin de croix sont en pierre et scellés à demeure dans les murs, ils présentent dans un médaillon central le sujet de la station sculpté en bas relief.

 

EGLISE D’ABLONRetour haut

 

Reconstruite au XVème siècle, il subsiste toujours un mur du XIème siècle. L’église est sous le vocable de Saint Pierre es Liens. Le mur du côté sud a sept fenêtres de style flamboyant et huit contreforts.

L’autel de style Louis XVI est en bois de chêne, sculpté et rehaussé de dorures. Un autel  en bois décoré et doré est dédié à Notre Dame de Lourdes, il renferme une pierre sacrée.

La chaire est en bois sculpté et date de 1752 ; le chemin de croix est peint sur toile avec un encadrement en bois doré de style ogival.

On trouve de nombreuses statues dans l’église et six tableaux dont celui de Saint Pierre qui mesure 2,75m sur 1,75m avec un encadrement en bois.

 

EGLISE DE BARNEVILLE LA BERTRAN

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La nef de quatre travées et le chœur de deux sont en travertin tenu par de gros contreforts. A la jonction nef-chœur, s’élève une tour romane du XIIème siècle.

L’intérieur est voûté d’un berceau de bois d’où pendent des lustres de cristal. La chaire date du XVIIIème siècle ainsi que le crucifix du côté sud.

Le chœur, lambrissé, est légèrement plus bas que la nef, il contient des tableaux intéressants et quelques statues.

Le maître-autel date du XVIIIème siècle, il est couvert de faux marbre et de dorures, et surmonté d’un retable divisé en trois panneaux. Deux reliquaires abritent des fragments d’os de Saint Eutrope et Saint Maxime.

On peut y voir trois belles broderies qui illustrent Sainte Anne éduquant la Vierge et deux Vierges à l’Enfant.

 

EGLISE DE GENNEVILLERetour haut

 

La construction remonte au XIIIème siècle et l’église reçut un transept au XVIème siècle établi en alternant moellons et cubes de silex noir.

L’état le plus ancien correspond aux trois travées de la nef, avec contreforts plats montant jusqu’à la corniche.

L’ensemble du maître-autel couvre tout le chevet de son portique à colonnes torses surchargées de vigne. Le tableau du retable figure une Assomption encadrée de Saint Louis et Saint Ouen, patron des lieux. L’autel sud est richement décoré, son tabernacle porte deux statuettes et un crucifix d’ivoire. Le retable, orné de colonnes torses contient les statues d’une Vierge à l’Enfant, un Saint Blaise et un Saint Claude mitré.

On trouve quelques objets d’art : un crucifix, une bannière de la Vierge et un lutrin et surtout des fonts baptismaux romans.

 

EGLISE DU THEIL EN AUGERetour haut

 

La nef de l’église présentait, à l’origine au XIVème siècle, deux travées et le chœur également, mais le mur nord fut refait au XVIème siècle alternant lits de silex et moellons. La nef enduite de blanc est en berceau ogival et le chœur plus bas en chapeau de gendarme ; il en résulte entre les deux un tympan décoré d’une croix et de palmes.

Le maître-autel porte un Agneau Mystique sur son tombeau, un pélican sur son tabernacle et les clés de Saint Pierre sur son retable brun et or.

Les fonts baptismaux octogonaux ont un couvercle sculpté d’acanthe.

On peut voir une statue de bois de Saint Mathurin datant du XVIIème siècle, en chasuble rouge et or, avec à ses pieds, une fillette ainsi qu’un tableau de la Crucifixion.

 

CHAPELLE DE L’HOPITALRetour haut

 

La chapelle est dédiée à Saint Firmin, elle fut construite en 1580, elle comprend un second corps appelé « chœur des dames » qui fut reconstruit entre 1707 et 1709.

La chapelle est construite en silex avec des contreforts en pierre blanche, les fenêtres indiquent le XVIème siècle.  Dans cette chapelle repose Sainte Melaine, fondatrice de l’hôpital en 1669.

L’autel est de ligne Louis XV, de chaque côté du tabernacle on peut voir deux anges, véritables miniatures en bois. Les tableaux du chemin de croix sont peints à l’huile sur toile et richement encadrés. Les vitraux représentant Saint Louis, Sainte Elizabeth de Hongrie…ont été restaurés en 2009. 

 

CHAPELLE SAINT FRANCOIS D’ASSISERetour haut

Cette chapelle se situe dans la quartier des Marronniers, elle fut bénie en 1976 par Monseigneur Badre, évêque de Bayeux.