Quoi de neuf

16 Septembre 2017 : Récital de Luth A DUE LIUTI à 20h30 en l'église Sainte Catherine de Honfleur

25 Août 2017 : Bénédiction des Animaux et moment de convivialité à Grâce

24 Août 2017 : Fête de la St Ouen à Genneville et messe à la chapelle de Vasouy

19 Août 2017 : Concert Danses et Airs connus à 20h30 en l'église Sainte Catherine de Honfleur 

18 Août 2017 : Hommage Espagne

16 Août 2017 : Une procession du 15 Août

15 Août 2017 : Fleurs à l'église d'Ablon et Veillée Mariale               

15 Août 2017 : Assomption de la Vierge Marie, photos de la procession

14 Août 2017: Notre Dame de grâce prendra la mer

12 Août : St Laurent à Quetteville

12 Août 2017 : Trio Russalka à 20h30 en l'église Sainte Catherine de Honfleur 

4 août 2017 : Scènes Sacrées d'Opéra à 20h30 en l'église Sainte Catherine de Honfleur

30 Juillet 2017 : Repas du Conseil Paroissial et Ménage à l'Eglise Saint-François

22 Juillet 2017 :  Concert Orgue et Violon à 20 heures 30 en l'église Sainte Catherine de Honfleur

2 Juillet 2017 : Concert Harpe Celtique à Ste Catherine de Honfleur

26 Juin 2017 : Notre lettre pour le Pape François (catéchisme 3ème année)30 Juillet 2017 : Repas du Conseil Paroissial et Ménage à l'Eglise Saint-François

22 Juin 2017 : Baptême d'un avion-école à Saint-Gatien des Bois

22 Juin 2017 : Le Père Zannier et la Confrèrie de Charité de Gonneville lors de la bénédiction de la Vierge le 19 Mai 2017 dans leur local

15 Juin 2017: 20ème anniversaire d'Ordination Sacerdotale du Père Pascal

13 Juin 2017 : Rencontre du 31 Mai (catéchisme 1er année)

12 Juin 2017 : Profession de Foi et Confirmation à Honfleur

7 Juin 2017 : Pentecôte à Honfleur

5 Juin 2017: Le prêtre de Pont-l’Évêque, Ernest Kpoga,

25 Mai 2017 : 1ère communion à Honfleur

16 Mai 2017 : Préparatifs de la Pentecôte

6 Mai 2017 : Les formations proposées par le CETH

28 Avril 2017: Le dimanche 21 Mai à 16 H, notre Diacre, JJ Bresson, sera l'invité de l'association de sauvegarde de l'église Saint Léonard pour y donner un concert. Entrée libre.

27 Avril 2017 : De nouvelles photos de la Semaine Sainte

23 Avril 2017 : La Semaine Sainte

22 Mars 2017 : Regroupement de Jeunes du Diocèse à Honfleur

17 Mars 2017: un nouvel ex-voto pour l'église Sainte Catherine

16 Mars 2017 : Les jeunes mariés se préparent

27  Février 2017 : Bientôt une association pour sauvegarder l'église

7 Février 2017 : Des photos de la bénédiction de la plaque Ex-voto à Sainte-Catherine et après-midi crêpes

28 Janvier 2017 :  140 bénévoles de la paroisse remerciés

27 Janvier 2017 : A la rencontre de Moïse

25 Janvier 2017 : Des photos de l'Hospitalité ND de Lourdes

23 Janvier 2017 : 20 ans de diaconat et messe de Noël à la Rivière Saint-Sauveur et à Honfleur

22 Janvier 2017 : Année 2016, le Mouvement Chrétien des Retraités en photos

11 Décembre : Photos de la procession de la lumière

30 Décembre : Dessine moi une crèche

29 Décembre : Nouvelles photos des jeunes de l'aumônerie lors de la messe qu'ils ont animée à Notre Dame de Grâce

24 Décembre : Du nouveau dans les crèches de nos maisons et les crèches éphémères  

22 Décembre : Préparer Son Coeur

21 Décembre : Procession de la Lumière

16 Décembre : Nos crèches 

15 Décembre: Rectification de l'horaire de la messe du samedi 24 Décembre 2016 en l'église de la Rivière Saint sauveur 17h et non 17h30.

Horaires des messes

9 Décembre : La promenade des santons

02 DécembreSainte catherine voit sa crèche en grand

19  Novembre : Saint Vincent de Paul aide les familles

11 novembre :

 

7 novembre : Nouveau frère de charité à Genneville

25 octobre : Photos de la restauration des santons à l'église Sainte-Catherine

Courant octobre : Plusieurs articles de presse sur l'hommage au Père Henri Sale, la bénédiction des animaux, l'action sociale, les frères de charité de Gonneville, la restauration des santons à l'église Sainte-Catherine 
Nouvelles photos des enfants au catéchisme à Honfleur et de notre diacre Jean-Jacques Bresson

18 octobre : Aumônier des hôpitaux

15 Octobre : La prière des bâtisseurs

8 octobre : Edito

 

Notre bon père Henry Sale nous a quittés ce 5 octobre. En sa mémoire je lui laisse la parole pour nous raconter une de ses fameuses histoires qui ont fait sa renommée et qui ont ensoleillé la vie de notre cité.

 

 

 

Baiseux d’Saints

 

 

 

Dans les années 30, il y avait à Sainte-Catherine un pauvre hère qui n’était connu que par son surnom « Baiseux d’Saints ». Il avait en effet, la particularité chaque dimanche avant la grand messe de 10 heures, d’embrasser les pieds des statues qui se trouvaient à sa hauteur.

 

Il avait la soixantaine, mais la nature ne l’avait pas comblé, l’âge non plus ne l’avait pas arrangé. Une figure toujours hilare, marquée par une bouche très large qui laissait apparaître quelques vieilles dents isolées, le tout était couronné d’une lipe permanente qui laissait tombante la lèvre inférieure et enfin pour compléter le tableau, ses glandes salivaires étant sans cesse en fonction, il n’arrêtait pas de baver.

 

 

 

Bien avant l’heure de la messe, il commençait son tour de l’église en dévotions. Sous la tribune de l’église, il y avait à cette époque, une statue de Notre-Dame de Montligeon représentant Marie tirant les âmes du feu du purgatoire. Devant cette représentation, il restait un moment, ne se contentant pas d’embrasser les pieds de Marie, il léchait aussi les flammes. Des gens lui disaient : « Tu vas t’brûler la langue ». « Justement, disait-il, c’est pour qu’elles brûlent pu ». Ensuite et dans l’ordre, il passait aux pieds de Sainte Thérèse et à sa relique, que personne après lui ne voulait d’ailleurs plus embrasser, puis aux pieds de Saint Joseph, etc…

 

 

 

Il y mettait tout son cœur et sa conviction. Certains qui le dimanche assistaient à cette vénération prétendaient que non seulement il embrassait les pieds des saints, mais qu’il les léchait, ce qui n’a jamais été prouvé. Toujours est-il que loin à la ronde, on ne pouvait voir dans aucune église des pieds aussi propres que les pieds des Saints de l’église Sainte-Catherine. Aux touristes qui en faisaient le compliment, les sacristains répondaient : « nous n’y sommes pour rien, c’est là le miracle de Sainte-Catherine ».

 

 

 

La messe de 10 heures commençant toujours en retard, notre ami avait le temps de gagner sa place à la tribune de l’église, où on le voyait avachi, la tête sur la balustrade « renaissance » regardant les gens qui entraient ou sortaient. Lorsque BELLENGER et TI VALLEE actionnaient la soufflerie à pédales du grand orgue et que le maître SIBOU avait combiné ses jeux d’orgue, la messe commençait ou plus exactement la procession.

 

 

 

Elle se déroulait « per totam ecclesiam » (à travers toute l’église) et l’église Sainte-Catherine est vaste. Elle se composait d’une quarantaine d’enfants de chœur en soutanes rouges, d’une dizaine de jeunes gens en aube, des chantres, des vicaires, du doyen de Sainte-Catherine et du célébrant.

 

 

 

Au fur et à mesure que la procession descendait la grande nef, l’hilarité commençait parmi les enfants de chœur, à la vue de la tête qui seule dépassait la balustrade de la tribune. Baiseux d’Saints qui au demeurant était un homme fort respectable, voulait faire comprendre aux enfants de chœur de mieux se tenir, mais naturellement plus ses efforts étaient grands, plus son visage grimaçait, plus les enfants riaient ; les vicaires avaient beau dire : « ne le regardez pas », nul ne pouvait résister à la tentation. La procession passée, tout rentrait dans l’ordre.

 

A la sortie de la messe, toute cette jeunesse formait une volée de moineaux piaillant sur la place Sainte-Catherine : « Baiseux d’Saints course-nous, course-nous ! »

 

Des dames disaient : « mon Dieu, que ces enfants de chœur sont mal élevés ! »

 

A quoi d’autres répondaient « Que voulez-vous, c’est le siècle ».

 

 

 

 

 

Abbé Henry SALE

 

 

 

Nul doute que parmi ces enfants de chœur figurait un certain petit Henry.

 

Que  Notre Seigneur qu’il a tant servi l’accueille auprès de lui.

 

Notre Dame de Grâce priez pour nous qui sommes en ce jour un peu orphelins.

 

 

 

Père Pascal+

 

5 octobre:pere Sale

Le Père Henri Sale vient de nous quitter pour rejoindre la maison du Père en ce mercredi 5 octobre. Accompagnons le de notre prière et de notre action de grâce pour tout ce qu'il a su nous donner pendant tant d'années!... La cérémonie religieuse de ses obsèques  sera célébrée par Monseigneur Boulanger, Evêque de Bayeux-Lisieux, le lundi 10 octobre à 14h30 en l'Eglise Sainte-Catherine de Honfleur.

Un registre permettant de recueillir vos témoignages a été installé dans l'Eglise Sainte Catherine par Notre Père Curé Pascal Marie.

 

15 septembre : Bénédiction des animaux
 
                         Fêtes Thérésiennes

 

10 septembre : Edito

 

Mon cheval de bataille.

 

 

 

A défaut de jouer aux petits chevaux et si nous faisions un petit quizz ?

 

Pouvez vous me dire combien y a-t’il de représentations de chevaux dans l’église de Gonneville sur Honfleur ?

 

 

 

Allez,  je vous aide et vous mets le pied à l’étrier avant que vous ne preniez le mors aux dents et que vous ne montiez sur vos grands chevaux. Avant même que vous ne partiez pour Gonneville à bride abattue ou que vous n’attrapiez une fièvre de cheval à force de chercher.

 

 

 

                Des soldats à cheval accompagnant  saint Louis au cheval d’Attila, de celui de saint Martin à ceux des jeunes et fringants seigneurs de la fresque du XIVème siècle, vous devriez trouver au moins plus d’une dizaine de représentations des nobles équidés.

 

 

 

Eh oui ! Autant que cela !

 

 

 

                C’est dire l’importance que le cheval a toujours eu dans l’histoire des hommes. Il faisait tellement partie de la vie et du quotidien de nos  ancêtres qu’ ils  l’ont représenté  même dans les églises : dans leurs vitraux, leurs tableaux, leurs fresques et leurs bannières. Associés à l’image d’un saint ou à celle d’une armée, le cheval est ce preux compagnon  signe d’élégance, de force et d’intelligence.

 

 

 

                C’est ainsi que vous pouvez le voir dans la  verrière principale du chœur qui illustre la crucifixion, scène qui, pour avoir été maintes fois représentée, nous a cependant peu habitués à y voir des chevaux.

 

 

 

                Ce vitrail offert en 1897 par la famille de Treprel, est donc très original, puisque sur la fenêtre gauche ( l’occupant presque entièrement)  se dresse un superbe cheval somptueusement harnaché.

 

 

 

                Ce cheval est le cheval du centurion, officier de l’armée romaine,  qui, dans l’Evangile selon Saint Matthieu, au moment de la mort de Jésus, s’écria : « Vraiment cet homme était le fils de Dieu » ( Matthieu 27, 54). Paroles étonnantes  qui ne sortent pas de la bouche d’un des proches de Jésus, mais d’un homme qui ne le connait pas et vient de le faire mettre à mort.  Cette parole est donc une parole de conversion.

 

 

 

                La scène est en elle-même une scène de conversion. Alors qu’il a sous ses ordres plus de 100 hommes, alors qu’il mène grand et riche équipage, le centurion, touché par la grâce, s’apprête à renoncer à tout cela. Une belle tradition de l’Eglise nous dit en effet, que cet homme qui s’appelait Longin, quitta tout pour devenir ermite en Cappadoce et annoncer le Christ jusqu’au martyr.

 

 

 

                Les naseaux fumants, les oreilles dressées, l’œil écarquillé, piaffant, le cheval semble, lui, sur le qui-vive.

 

L’artiste verrier a voulu, par l’attitude même de l’animal et par son langage corporel, montrer l’importance de ce qui est en train de se passer. La présence du cheval aux aguets, le corps tendu, loin d’être seulement décorative est là comme pour nous prévenir. Tandis que son maître regarde Jésus, le  cheval  nous regarde comme  pour nous inviter à nous arrêter et à faire attention à ce qui est représenté. Et si nous suivons en effet ce conseil nous voyons sur la fenêtre centrale Jésus sur la croix qui donne sa Vie pour que nous ayons la Vie. Et nous sommes, comme le centurion romain,  invités à nous convertir.

 

 

 

                Nos églises sont des livres d’images qui nous ouvrent à la méditation. Des livres d’images ou, entre autre,  la création rend hommage au Créateur. N’hésitez pas à vous arrêter et à lire ce que vous avez sous les yeux. Vous serez comme moi à chaque fois émerveillés.

 

 

 

                                                                                                                         Père Pascal+

 

 

 

3 septembre : Fête de la saint-Ouen à Genneville, nouvelles photos anciennes et rencontre au presbytère de Grâce

1 septembre : De nouveaux articles de presse 

24 août : Nouvelles photos des pélerins à Lourdes

19 août : Procession du 15 Août à Honfleur

16 août : Départ pour Lourdes

14 août : Réinstallation de Notre-Dame du Val

12 août : édito

 

Sous le manteau de Notre Dame                  

 

Les plus anciennes gravures, images pieuses et cartes postales qui représentent la statue de Notre-Dame de Grâce, nous la montrent toujours revêtue d’un manteau.

 

 

 

                C’est sans doute du  moyen âge que nous vient cette  tradition de vêtir d'un manteau d'apparat la Vierge Marie en référence au texte de l’Apocalypse :

 

 

 

« Un signe grandiose apparut dans le ciel : une femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoiles » (Ap 12,1).

 

 

 

                Dieu s’est penché sur son humble servante et lui a donné la grâce et l’honneur de devenir la mère de son fils. Et Marie, par son « oui » et par la gloire de sa virginité est comme drapée par Dieu. Le manteau de la Vierge, c’est donc la tendresse de Dieu qui recouvre celle qui par son « oui » a donné l’amour au monde.

 

 

 

                L’image du manteau de Marie est donc très belle, d’autant plus que le manteau, c'est ce qui protège, on s'y met à l'abri des intempéries…. Les hommes et les femmes se sont depuis des générations toujours réfugiés par la prière sous le manteau de Marie... C'est le cas à Grâce où depuis des générations et des générations, les marins et leurs familles viennent se confier à Marie pour leurs traversées, dans leurs épreuves et leurs soucis quotidiens...Comme j'aime à dire,  à la chapelle  les murs transpirent  la  prière! 

 

 

 

                Au long des années plusieurs manteaux ont été réalisés par des mains pieuses et délicates. Offerts en ex voto, ils ont été  le signe de la dévotion sincère des honfleurais à Notre-Dame. Malheureusement, sans doute à cause de l'usure, aucun manteau ancien ne nous est parvenu, excepté celui qui a été réalisé juste à la fin de la guerre 14-18 (il vient d’être merveilleusement restauré par Madame Berly de Fourneville). Les autres manteaux -plus récents- sont de nouveau depuis deux ans, régulièrement présentés selon les périodes liturgiques et pour les fêtes mariales. Mais actuellement nous n'avons plus que 4 manteaux…

 

 

 

                L'idée de faire réaliser un manteau d’apparat par des stylistes contemporains m'est venue pendant une messe à la chapelle…. Mais bien d'autres avant moi avaient eu cette idée, je pense à la Vierge de Notre-Dame de la Délivrande (elle aussi dans le Calvados), qui a reçu un manteau réalisé par Nina Ricci en 1960. En 1997, un manteau a aussi été réalisé par des artistes pour la Vierge du Saint Cordon dans le nord.

 

 

 

                J’ai évoqué cette idée à une paroissienne, Elisabeth de Saint-Affrique qui, par connaissance, a contacté deux jeunes artistes, Yassen et Livia, créateurs de leur propre maison de couture parisienne « On aura tout vu ». Ils se sont aussitôt enthousiasmés pour ce projet, voulant vraiment réaliser une œuvre qui fasse honneur à Marie et à notre passé maritime. Des milliers d’heures à broder avec un savoir faire extraordinaire ont permis la réalisation d’une œuvre d’art qui sera vraiment un ex voto, puisque ces deux artistes offrent entièrement leur travail à Notre-Dame de Grâce. Ils offrent aussi deux couronnes qui, placées sur les têtes de l’Enfant Jésus et de sa mère, rappelleront qu’Il est Roi de l’univers et qu’elle est Reine de nos cœurs.

 

 

 

                L’Eglise a toujours entretenu des liens forts avec les artistes, car nous sommes une religion de l’incarnation. Nos églises nous donnent à « apercevoir le ciel » par les œuvres qui illustrent ces ponts extraordinaires entre la foi et l'art. Qu’aujourd’hui des artistes puissent entrer dans cette tradition me paraît essentiel. Merci donc à ces jeunes créateurs pour leur ex voto et merci aux paroissiens qui ont permis -par leurs dons pour les frais annexes- que ce projet puisse se faire. Et je pense particulièrement à Monsieur et Madame de Witzer et à Monsieur Doulcet. Mais je sais que Notre-Dame les a déjà remerciés, car elle les a pris ainsi que vous tous sous son manteau…

 

 

 

                                                                                                Père Pascal+

 

 

29 juilletvendredi  Hommage au père Jacques Hamel tué à Saint Etienne du Rouveray. Un temps de prière avec la lecture des évangiles se déroulera de 10h00 à 20h00 à l'église Sainte Catherine.Vous pourrez vous receuilliir devant le Christ des Capucins qui n'est visible que lors de grands évenements souvent  tristes. La dernière fois remonte à la période 39-45. Messe hommage à 9h00 à la chapelle de Notre dame de Grâce. 

26 juillet :  actualités des JMJ par le diocèse et par facebook

22 juillet : Départ pour les jmj

2 juillet : Le presbytère de Grâce va réouvrir...

1er juillet : Edito 

 

Mamm gozh ar Normanded

 

 

            Le 26 juillet, nos amis de Bretagne exilés en Normandie auront une pensée émue pour celle que l’on appelle là-bas « Mamm gozh ar Vretonned » « la grand-mère des bretons ». Sainte-Anne  est particulièrement honorée dans le grand pardon de Sainte-Anne d’Auray qui rassemble chaque année autour de 30 000 personnes.

 

 

            Mais saviez-vous que Sainte-Anne tient ici aussi une grande place. En Normandie, plus de 300 lieux lui sont dédiés et  dans la plupart des églises de notre paroisse Notre-Dame de l’Estuaire se trouve sa statue. Debout, donnant un livre à  lire à la jeune Marie (Sainte-Catherine, Saint-Léonard, Equemauville, Genneville, Ablon, Le Theil en Auge,…) ou portant Marie qui elle-même porte Jésus (chapelle de Grâce), Sainte-Anne  peut légitimement porter ici le titre de « grand-mère des Normands ».

 

 

            Invoquée au long des siècles pour les problèmes de stérilité, pour les affections contagieuses, pour la coqueluche ou pour bien d’autres maladies ou détresses, la prière à Sainte-Anne a surtout le mérite de nous rappeler que si la Vierge sut, librement et sans retard, répondre « Oui » à l’Ange, c’est que sa mère lui avait depuis toujours appris à être à l’écoute de la parole de Dieu.

 

 

 

Dans nos  archives paroissiales  de Honfleur, nous avons un précieux  registre qui date de 1699 dont la première page calligraphié porte ce titre « Livre de Sainte-Anne ». De cette date jusqu’à aujourd’hui on trouve tous les noms de ceux et celles qui ont fait partie de la confrérie dédiée à la mère de Marie. Si le premier nom est celui d’un certain Marin Morin, on trouve au fil des pages « la femme du capitaine Sally, les capitaines Jean Bunel, Thillaye, Heuzé, Belle- Marre… » et bien d’autres noms de marins qui en prenant la mer vers le Canada diffusèrent le culte de Sainte-Anne dans le nouveau monde. 

 

 

            Depuis plus de 300 ans, les honfleurais et les villageois alentours se sont retrouvés -malgré les aléas des époques- unis dans la dévotion à celle qui a été la première éducatrice de Marie. Ce sont des milliers de noms qui sont inscrits aujourd’hui dans ce recueil. Cette confrérie de prière existe toujours. Quelques-uns uns d’entre vous en font encore partie. Mais la tradition doit se poursuivre ! Surtout que prier Sainte-Anne et la Sainte-Famille prend d’autant plus aujourd’hui son actualité lorsque nos familles sont  fragilisées ou éclatées. J’aimerais  remettre cette confrérie à l’honneur pour qu’elle redevienne une réalité spirituelle de notre paroisse et que beaucoup puisse confier à Sainte-Anne, grand-mère du Christ,  leurs intentions familiales et particulièrement leurs petits enfants.

 

 

            C’est pourquoi je vous propose de nous retrouver le 26 juillet à la messe de 18h de Saint-Léonard. Nous pourrons ensemble y réciter cette belle prière qui nous vient du sanctuaire Sainte-Anne de Beaupré à quelques kilomètres de la ville de  Québec où les  marins  honfleurais  débarquèrent en priant la grand-mère des bretons et des normands.

 

 

 

                                                                                    Père Pascal+

 

Prière de Sainte-Anne de Beaupré

 

Ma Famille, ô Sainte-Anne, est le cœur de ma vie. C'est ma petite église. Veille sur elle et garde-la  de tout danger physique et spirituel.

 

 

Dans ton foyer vivaient heureux Joachim, ton époux, et la petite Marie. Plus tard, tu accueillis avec amour  ton gendre, Saint-Joseph,

et surtout ton Petit-Fils, Jésus, notre Sauveur.

 

 

Que ta famille nous inspire. Fais grandir en nous l'accueil, le dialogue et le soutien mutuel.

 

Qu'un amour profond nous unisse, parents et enfants. Si ma famille est brisée par la séparation et le divorce,

 

sois pour nous la sainte de la tendresse et conduis-nous vers Dieu dans l'espérance.

 

 

Sainte-Anne, épouse, mère et grand-maman, bénis tous les membres de ma famille. Garde-nous fidèles au Seigneur.

 

 

Rends-nous attentifs aux besoins d’autres familles et protège-les. Amen

 

28 juin : Pour en savoir un peu plus sur la vie de Monseigneur Vesque 

18 juin : Photos de la Profession de Foi

16 juin : Au revoir et à bientôt. Goûter de fin d'année de Catéchèse pour les enfants.

12 juin : Confirmation à Pont l'Evêque des jeunes de la paroisse

10 juin : Inscriptions 2016-2017 Catéchisme et Aumônerie

10 juin : Edito

Les Canteleux.

Si à 96 ans l’abbé Etienne Magonette est le doyen des prêtres de notre diocèse,  il n’a rien perdu de sa jeunesse d’esprit et de sa mémoire. Et il devient intarissable dès qu’on  évoque avec lui la chorale paroissiale qu’il avait crée lorsqu’il était curé de la Rivière Saint Sauveur.  Dans les années 1960 « les Canteleux » ont fait les grandes heures de cette commune.…Baptisés ainsi en référence au « clos Canteleu » à proximité duquel  se déroulaient  les kermesses paroissiales et parce que  ce nom signifie  « chant du loup »,  cette chorale à 4 voix d’une trentaine de jeunes hommes et jeunes filles se fit très vite connaître dans toute la région. Présente à chaque messe du dimanche, elle alternait dans ses nombreux concerts  musique religieuse et chant profanes. Deux disques 45 tours, un passage à la radio pour un concours de chants de Noël et une rencontre inoubliable avec Jean Ferrat viendront récompenser les talents de ces jeunes passionnés. Suprême honneur et signe de leur renommée, quelques choristes paroissiaux auront même droit dans le Ouest France du 9 avril 1964 (cf. image ci dessus) à leur portrait par Len (André Lenormand, célèbre caricaturiste dont plusieurs œuvres sont aujourd’hui dans des musées.

Le chant a toujours été associé aux liturgies. Saint Paul dans la lettre aux Ephésiens invite la communauté :

« Récitez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés, chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur » (Ep 5,19). L’Eglise au long des siècles à pleinement découvert que le chant contribue à unir les cœurs et à les élever vers Dieu. C’est pourquoi  à son tour le concile Vatican II nous a rappelé que le chant dans la messe n’est pas facultatif car « Lorsque l’Église prie, chante ou agit, la foi des participants est nourrie, les âmes s’élèvent vers Dieu pour lui rendre un hommage spirituel et recevoir sa grâce avec plus d’abondance ».

Comme l’avez donc bien compris l’abbé Magonette, chanter n’est pas un élément qui accompagne la prière, c’est  l’expression de la prière elle même. Et  aujourd’hui comme hier il ne s’agit pas de « chanter pendant la messe » mais bien  de « chanter la messe ».

Alors n’hésitez pas ! Ne soyez pas, ne soyez plus timides ! Même si vous avez des doutes sur vos capacités vocales, lancez vous et chantez pour prier, chantez  pour manifester votre communion avec la communauté qui célèbre la Résurrection du Seigneur, chantez  pour témoigner de votre joie de croire, chantez parce que nous sommes le Peuple de Dieu, le Corps du Christ. Que nos assemblées tout entières deviennent des chorales ! Unis tous ensemble par la même foi chantons la louange de Dieu et son amour pour l’humanité. Soyez les canteleux d’aujourd’hui et de demain qui par leurs voix annoncent avec les anges la bonne nouvelle du  Royaume à venir.

                                                                                                          Père Pascal+

31 mai : Quelques photos de Nos premières communions

30 mai : Formation Parcours Nicodème 2016-2017

21 mai : La presse du Week-End de Pentecôte             
              L'église Sainte-Catherine s'est fait belle

19 mai : Prière du jubilé de la miséricorde
 
              Nouvelles photos du week-end de Pentecôte

17 mai : Week-end de Pentecôte

14 mai : Préparatifs pour la fête de la Pentecôte

13 mai : Prière Sainte Famille

10 mai : Edito

Notre Dame de Grâce, priez , priez pour nous !

« Jamais je n’oublierai l’impression que me fit la mer, je ne pouvais m’empêcher de la regarder sans cesse ; sa majesté, le mugissement de ses flots, tout parlait à mon âme de la grandeur et de la puissance du Bon Dieu »

C’est à 6 ans, en août 1878, que la petite Thérèse Martin découvre pour la première fois la mer lors de vacances en famille à Trouville.

Cette découverte la marquera si profondément qu’on  retrouve très souvent dans les écrits de celle qui deviendra  Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, de nombreuses références à  la mer ainsi qu’au monde maritime. Ainsi dans son célèbre poème Vivre d’ amour :

Vivre d’Amour, c’est naviguer sans cesse  Semant la paix, la joie dans tous les cœurs  Pilote Aimé, la Charité me presse  Car je te vois dans les âmes mes sœurs  La Charité voilà ma seule étoile  A sa clarté je vogue sans détour  J’ai ma devise écrite sur ma voile :  « Vivre d’Amour. »

Même si nous n’avons, hélas, pas de sources, on peut légitiment penser connaissant la dévotion de la famille Martin envers la Vierge Marie que c’est dès son enfance que Thérèse vint, lors de pérégrinations le long de la côte, visiter le sanctuaire de Grâce. Mais c’est à un moment crucial de sa vie qu’elle nous laisse des traces de son passage. En  juin 1887, alors qu’elle part pour l’exposition maritime internationale du Havre avec son père et ses sœurs,  Thérèse  vient confier sa vocation à Notre Dame. Comme les marins  venant se confier à la Mère de Dieu avant de prendre le large, Thérèse confie sa  vocation de carmélite à Marie. Sans se douter qu’à peine quelques mois plus tard elle va devoir affronter la tempête. En effet, l’abbé Delatroette, curé de Saint Jacques de Lisieux et supérieur ecclésiastique du carmel, s’oppose à son entrée. Elle est trop jeune ! Frêle petit esquif de 15 ans,  pour pouvoir arriver au port du carmel, la jeune Thérèse va devoir être ballotée par les vagues de l’adversité et  aller plaider sa cause à Bayeux devant  l’évêque Mgr Hugonin, puis à Rome devant le pape Léon XIII lui-même.

Mais  l’assurance que Notre Dame  veille sur elle avec tendresse  lui fait garder l’espérance. Avec l’aide de Dieu et de sa mère elle ne sombrera pas et avec confiance elle continue ses démarches pour se donner dès que possible à Jésus :

« Jamais je ne me découragerai !»

En ce lundi de Pentecôte 16 mai, comme le veut de la tradition, avec toute la ville, nous monterons à Grâce où nous prierons pour nos marins et pour ceux qui prennent la mer.  Nous prierons également pour nos familles qui doivent elles aussi souvent affronter le gros temps. Ce pèlerinage qui doit tous nous rassembler, c’est vraiment l’occasion d’affirmer, comme Thérèse,  à haute voix, notre Espérance, notre Foi et notre désir de « Vivre d’amour ».

Dans la confiance en Notre Dame, étoile de la mer,  qui par son oui a donné l’Amour au monde.

                                                                                                                                   Père Pascal+

24 avril : Conférences du CETh en vidéo à voir

14 avril : Photos de la retraite de profession de foi à Ablon pour les enfants de 5ème année de caté
                Autres photos du week-end de pèlerinage des étudiants de Normandie

8 avril : Photos de la messe célébrée par Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, à l'église de Saint-Gatien lors du pèlerinage des étudiants de Normandie
               Photo de la visite de la Communauté de l'Emmanuel
               Photo du reposoir

31 mars : Articles de presse de la Veillée pascale, clocheton église Sainte-Catherine et hommage aux victimes des attentats de Bruxelles

26 mars : Photos de la veillée pascale à l'église Sainte-Catherine 
                 Photos du clocheton de l'église Sainte-Catherine

25 mars : Découvrez les formations proposées : Redécouvrir la beauté de la messe - Bien vieillir, une vocation à part entière

23 mars : Hommage aux victimes des attentats de Bruxelles

05 mars : édito

Tel père adoptif, tel Fils !

« A saint-Joseph ! Genneville préservé des Prussiens (1871) Reconnaissant. »

Telle est l’inscription du petit monument qui se dresse à quelques centaines de mètres de l’église sur la route de Genneville. En 1872, l’abbé Pépin, curé de la commune, écrit dans son diaire : « il y aura bientôt un an, la nouvelle de la reddition de Metz jetait la consternation dans toute la France. Notre dernière armée livrée, nous devions nous attendre à voir le flot prussien nous envahir graduellement jusqu’à ce que Dieu daignât lui opposer son grain de sable. Le saint jour de la Toussaint je fis ce vœu : si confiants en une médaille de saint-Joseph mise à leur porte principale, les maisons de ma paroisse sont préservées de pillage et de mort, je fais vœu d’élever avec le concours de ces maisons une statue de saint-Joseph dans un endroit de la paroisse à désigner ultérieurement. »

Des médailles pour éviter l’invasion, le procédé peut faire sourire les plus sceptiques mais n’est ce pas plutôt le signe de la confiance d’une population en désarroi envers celui qui venait quelques mois plus tôt d’être donné en exemple par le pape Pie IX ?

C’est en effet le 8 décembre 1870 par un décret « Urbi et Orbi » que le pape faisait de Saint-Joseph « le saint patron de l’Eglise universelle » et qu’il instituait solennellement la fête du 19 mars.

Par ce décret, Pie IX rappelait que Joseph le juste, qui fut gardien et protecteur de l’enfant Dieu et de sa mère, est celui qui veille sur l’Eglise et la protège. « De même que Dieu établit le Patriarche Joseph, fils de Jacob, gouverneur de toute l’Egypte, pour assurer au peuple le froment nécessaire à la vie, ainsi, lorsque furent accomplis les temps où l’Eternel allait envoyer sur la terre son Fils unique, pour racheter le monde, il choisit un autre Joseph dont le premier était la figure ; il l’établit seigneur et prince de sa maison et de ses biens ; il commit à sa garde ses plus riches trésors. En effet, Joseph épousa l’Immaculée Vierge Marie, de laquelle, par la vertu du Saint-Esprit, est né Jésus-Christ, qui voulut aux yeux de tous passer pour le fils de Joseph et daigna lui être soumis. Celui que tant de prophètes et de rois avaient souhaité voir, non seulement Joseph le vit, mais il conversa avec lui, il le pressa dans les bras d’une paternelle tendresse, il le couvrit de baisers ; avec un soin jaloux et une sollicitude sans égale, il nourrit Celui que les fidèles devaient manger comme le pain de l’éternelle vie. »

Cette année d’une façon particulière et rare la fête de saint Joseph le 19 mars sera la veille de la célébration des Rameaux. Quelle grâce ! N’est-ce pas en effet un peu comme si Joseph lui même nous introduisait, nous guidait, nous ouvrait la porte de la semaine sainte. S’effaçant ensuite humblement, tel un bon serviteur, comme il le fit dans sa vie terrestre, pour donner toute la place à son fils adoptif Jésus.

Joseph par sa vie d’abnégation et de dévouement au Fils de Dieu nous fait entrer dans les mystères de la Passion où un Dieu empli d’humilité va se laisser crucifier.

Joseph, le gardien, nous fait accéder à la promesse d’un Dieu qui donne sa vie pour que nous ayons la Vie.

Joseph le protecteur, nous fait pénétrer dans l’Amour qui jaillit et s’élance pour être -par la Résurrection- proclamé au monde entier.

Père Pascal+

29 février : L'église de Genneville en livre

21 février : Conférence sur l'année de la Miséricorde,  bol de soupe et crêpes-party
                    Photos des soeurs Oblates à Honfleur

17 Février  : Les paroissiens reprennent le chemin de l'église. en savoir plus dans revue de presse

7 fevrier : Armand, Frère de charité

6 février : édito

« Wait, I tell mom about it! »

C’était en 1944, quelques jours à peine après le débarquement, Mgr Fallaize marchait dans la campagne autour de Lisieux lorsque à sa grande stupéfaction et à sa grande joie, il aperçut des parachutistes américains sauter d’un avion au-dessus de lui. Il se précipita dans le champ dans lequel ils atterrissaient les uns après les autres pour les accueillir. Le voyant arriver, l’un des GI qui était déjà en train de se débarrasser de son harnais devint blême et resta quelques instants comme pétrifié :

« My God, aren’t you Bishop Fallaize ? (Mon Dieu n’êtes vous pas Mgr Fallaize ?)

-Of course, I am and you ? (Bien sûr, que c’est moi et vous ?)

Et le jeune parachutiste tombé du ciel lui expliqua alors que quelques années auparavant, il avait assisté avec sa mère à une des conférences que « l’apôtre des esquimaux » avait donnée dans leur ville des Etats-Unis!

Bouleversés l’un comme l’autre par ces improbables « retrouvailles », ils n’eurent que le temps de s’échanger ces quelques mots. Mais avant de se séparer, le jeune GI demanda à genoux la bénédiction du prélat et en courant pour rejoindre ses camarades, il lui cria : « Wait I tell mom about it » (attendez un peu que je raconte ça à maman !)

Cette petite anecdote en dit long sur la célébrité de notre compatriote né le 25 mai 1887 à Gonneville sur Honfleur.

«Inúk Ilaranaikor" (l’homme qui ne se fâche jamais, rien ne le trouble) Ainsi l’avait appelé les Inuits (esquimaux) auxquels il se dévoua tout au long de sa vie d’apostolat aux missions polaires du Mackenzie. C’est un peu ce même nom qu’on aurait pu lui donner à Lisieux pendant les vingt ans où il va devenir un nouveau curé d’Ars, attaché, rivé, à son confessionnal.

En effet, usé prématurément par les conditions terribles de vie en Arctique, il choisit de revenir sur sa terre natale et va être pendant vingt ans, le confesseur assidu des carmélites et des nombreux pèlerins qui passent à Lisieux. Le père Buliard, son biographe, écrit à propos de ces années au service de la Miséricorde de Dieu : « Mgr Fallaize, ce prêtre que Dieu s’était choisi pour changer sa justice en amour, a, 20 ans durant, fait passer les damnés de la gauche parmi les sauvés de la droite ! Mgr Fallaize, un évêque, qui a compris qu’une seule âme est un diocèse assez grand pour remplir le cœur d’un prêtre »

Alors que nous entrons dans le carême, que nous soyons nous aussi des « Inuk Ilaranaikor ».Des hommes, des femmes qui ne se fâchent jamais, que rien ne trouble si ce n’est l’amour que le Seigneur a pour eux. Oui, en ce temps de carême soyons ces missionnaires -régénérés par le sacrement du pardon- qui annoncent malgré des conditions difficiles, la Miséricorde de Dieu pour l’humanité. Les vies de beaucoup de personnes qui nous entourent sont comme de grandes terres gelées. Les vents de la souffrance et de l’épreuve les ont frappés et les blessent encore. Pour toutes ces personnes qui ne connaissent pas Dieu (ou qui ont une fausse image de lui) que nous soyons missionnaires de Son amour miséricordieux et une petite lumière chaleureuse sur leur route.

Père Pascal+

22 janvier : nouvelle statue, celle de l'enfant Jésus, découverte par le Père Pascal dans le fond d'un placard! En savoir plus dans revue de presse

15 janvier : charmant poème

12 janvier : Veillée de Noël à l'église de La Rivière Saint-Sauveur et à l'église Sainte-Catherine à Honfleur dans Evenements

8 janvier : édito

Mais qu’avait il pu bien faire de ses clefs ? C’était la question que depuis des heures le pauvre Saint-Pierre se posait. Perdre les clefs du Paradis, voilà qui est bien embêtant lorsque l’on en est le gardien. Après avoir tourné et retourné ses poches, fouillé et farfouillé dans tous les nuages, Saint-Pierre comprit qu’il ne lui restait qu’une solution : aller mettre un cierge à Saint-Antoine de Padoue, le spécialiste des objets perdus promptement retrouvés. Aussitôt pensé, aussitôt fait ! Cependant, craignant que la nouvelle de son étourderie parvienne trop vite à Notre Seigneur et donc, craignant pour sa place (il faut dire qu’il avait déjà eu autrefois quelques déboires...), Saint-Pierre choisit la terre plutôt que le ciel pour faire à son collègue sa demande. Ecartant soigneusement cathédrales et basiliques, le grand saint se dit que dans une humble chapelle, il pourrait incognito faire son mea culpa sans que cela arrive trop vite aux oreilles divines. C’est ainsi qu’il choisit la petite chapelle de Grâce près d’Honfleur pour mettre un cierge.

Après avoir bien déposé comme il se doit l’argent du cierge dans le tronc, Saint-Pierre murmura « Bon Saint-Antoine de Padoue, j’ai un problème ! Faites que je retrouve les clefs du paradis ! »

Pas de réponse. Pensant que son homologue pouvait commencer à avoir quelques problèmes de surdité et ne pas avoir entendu, Saint-Pierre réitéra un peu plus fort sa demande en la rendant encore plus aimable : « Grand, puissant et généreux Saint-Antoine faites que je retrouve mes clefs » Toujours rien. Pas de doute, Saint-Antoine, peu sensible à la flatterie, faisait son difficile. « Allez Saint Antoine, un petit geste, faites que je retrouve mes clefs et je vous mets un cierge de plus, deux si vous voulez, entre saints on peut toujours s’arranger ! » Mais incorruptible, Saint-Antoine ne bronchait toujours pas. « Bon là, ça suffit ! Antoine, soit tu me retrouves mes clefs, soit je te préviens, je vais sévir et tu vas voir ce que tu vas voir !

C’est alors que derrière lui, Saint-Pierre entendit un léger « hum ! hum !» Se retournant, il s’écria « Mon Dieu ! » « Mais non », répondit une petite voix « Je ne suis que sa mère ».

En effet voici que, recouverte de son beau manteau, celle qu’on appelle ici Notre-Dame de Grâce s’adressait à lui.

« Je suis vraiment désolée, mon cher Saint-Pierre, de vous interrompre dans vos prières mais n’accablez pas le doux Saint-Antoine, je crois que vous n’avez pas lu la petite note de service que Notre Seigneur a fait paraître en cette année de la Miséricorde : il nous a annoncé que désormais les portes du paradis resteraient grandes ouvertes à tous ceux qui feraient une démarche de conversion et donc que les clefs ne seraient plus utiles. Bon Saint-Pierre, ne cherchez plus vos clefs car c’est moi, Notre-Dame de Grâce, qui les ai prises ! En regardant les hommes et les femmes de cette terre qu’ils soient d’Honfleur ou d’ailleurs, j’ai vu leur souffrance, leur tristesse et leurs angoisses pour l’avenir. Je me suis dit qu’ils avaient bien plus besoin que nous désormais des clefs du paradis. Alors je les ai prises pour m’en servir tout au long de cette année 2016. Je voudrais avec les clefs du paradis ouvrir les portes de l’intelligence des hommes, pour qu’ils comprennent que le mal ne mène à rien, et que l’amour de l’argent et du pouvoir ne sont que des impasses. Avec les clefs du paradis, je voudrais ouvrir leurs oreilles pour qu’ils entendent les voix de l’Espérance, de la Foi et de La Charité. Avec les clefs du paradis, je voudrais ouvrir leurs bras pour qu’ils s’accueillent les uns les autres et qu’ils s’aiment comme Mon fils leur a demandé.

Saint-Pierre, mon cher et si bon Saint-Pierre ne cherchez plus vos clefs, Moi, Notre-Dame de Grâce, je les ai prises pour ouvrir en cette année 2016 le cœur des hommes. »

Avec tous mes vœux de bonne et sainte année.

Père Pascal+

5 janvier 2016 - Mise en ligne de la  version anglaise du site regroupant les informations principales. Cliquez sur le drapeau anglais en haut à droite de la page d'accueil.

Ajout de nouveaux articles dans la Revue de presse : "Ils ont fait l'année 2015", "Veillée de Noël", "Fête des lumières".

7 décembre : L'église Sainte-Catherine retrouve le tableau de Quellinus dans  Revue de presse et Evènements
 
                          et pélerinage pour une prière pour la Paix

8 décembre : 50ème Anniversaire de la mort de l'Abbé René Hardy

7 décembre : édito

Résister.

 

Cette carte manuscrite du général de Gaulle fait partie, avec plusieurs autres lettres aussi précieuses, de nos archives paroissiales. Elles sont adressées au célèbre abbé René Hardy, curé d’Ablon. Il fut curé de ce village de notre paroisse de 1928, à sa mort en la fête de la Nativité de la Vierge, le 8 décembre 1965, il y a tout juste 50 ans. L’abbé a correspondu avec le général (mais aussi avec Winston Churchill comme l’atteste une lettre de son secrétariat de 1945) car c’était un audacieux. Si on connaît bien ses activités pour favoriser l’amitié franco-canadienne avec ses jeunes du groupe « Champlain », on peut se souvenir également que le presbytère d’Ablon fut aussi pendant la guerre un lieu de passage où les jeunes réfractaires au STO pouvaient se réfugier. Et cela, il le savait, au risque de sa propre vie. S’il n’a jamais cherché après guerre à se prévaloir d’aucune façon de ses actes de résistance, l’abbé Hardy comme beaucoup de ses confrères, nous laisse un bel exemple de courage et d’humilité. Son action n’est peut être qu’une goutte d’eau dans la libération de notre pays mais c’est cette petite goutte d’eau là, rejointe par des milliers d’autres petites gouttes d’eau d’autres résistants et unies à l’action d’un de Gaulle, d’un Churchill, qui ont donné la victoire à la Liberté. Aujourd’hui alors que notre pays connaît une tension de guerre, nous devons comme Catholiques nous aussi entrer pleinement en résistance. Résister face à la barbarie, résister face à l’ignominie. Résister, être debout, face à ceux qui attaquent notre pays. Résister aussi lorsque l’on attaque notre foi, nos valeurs, nos traditions chrétiennes au nom d’une pseudo laïcité. Que puis-je faire à mon niveau ? Comme l’abbé Hardy qui portait bien son nom, être audacieux ! Nos actions, nos paroles, nos actes de foi, nos témoignages, nos prises de position, nos protestations, peuvent nous sembler dérisoires mais aussi petites soient elles, unies les unes aux autres, elles déplacent des montagnes. L’enfant de Bethléem dont nous allons célébrer dans quelques jours la naissance n’est-il pas en lui-même la preuve vivante que la lumière d’un tout petit en donnant la lumière autour de lui peut vaincre les ténèbres ? Père Pascal+

21 Novembre : En union de prière

16 Novembre : Pèlerinage pour  la Paix

14 Novembre : Prière pour la Paix dans le monde

13 Novembre : Prière à Sainte-Anne

7 Novembre : édito

Faire mémoire des morts pour honorer les vivants.

Le 11 novembre 1918 se terminait la 1ere guerre mondiale. Elle aura fait plus de 1 400 000  victimes militaires. Dans les années qui ont suivi ce traumatisme, la  France pour leur rendre hommage s’est couverte  de  monuments aux morts. Et de la capitale jusqu’au plus petit village de campagne, ont été dressées de longues listes de noms rappelant le sacrifice de ces jeunes hommes morts pour notre pays.  Parallèlement à ces monuments, ont été inaugurées dans toutes les églises de France des plaques de marbre avec la liste de noms souvent terminée par ces quelques mots « resquiescant in pace » « qu’ils reposent en paix ».  

Dans l’église Saint-Laurent de Quetteville,  les noms des enfants de la commune morts pour la France sont écrits de façon originale et impressionnante, car ce n’est pas une mais 37 plaques individuelles qui ont été installées comme une litre tout au long des deux cotés de la nef. 37 plaques de marbre pour les 37 enfants de la commune chacune portant le nom du soldat et la date et le lieu de son décès. C’est ainsi qu’en parcourant l’église c’est toute la guerre qu’on voit défiler avec ses grandes batailles : Verdun, La Marne, Charleroi, Artois, Tahure, Soissons, Belgique... 37 plaques de marbre comme autant de pierres tombales que certains n’auront jamais. 37 plaques aussi pour se souvenir et prier pour eux. 

Alors que nous sommes dans les années du centenaire de cette terrible épreuve, c’est justice de nous souvenir et d’honorer ces lieux de mémoire que sont ces plaques dans nos églises. Car le temps qui passe nous a tellement habitué à les voir qu’on ne les voit plus. Et si nous « réhabilitions » ces lieux ? Et si nous nous les « réapproprions » ? Un petit bouquet, un drapeau, une bougie allumée, des petits signes pour dire que les catholiques n’oublient pas et qu’ils continuent à prier dans les églises pour la paix.

Car c’est bien cela qui est en jeu. Notre monde est blessé par les chaos d’une actualité régulièrement inquiétante, nous avons donc un devoir accru de prier pour la paix. Un devoir et une mission, j’oserais même dire une vocation « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Saint Matthieu 5,9).

Prier pour la paix c’est aussi prier pour nos troupes engagées sur les terrains des conflits pour la sauvegarde ou le rétablissement de la paix. Prions pour nos soldats en opération au Tchad, au Mali, en Côte d’Ivoire et dans plusieurs autres pays d’Afrique, prions pour ceux qui sont au Moyen orient sous mandat international, prions pour nos forces de présences ou de souveraineté dans différentes parties du monde. Prions enfin pour leurs familles, cruellement marquées par la séparation et l’inquiétude.

Prions pour la Paix et pour les vivants d’aujourd’hui,  pour que Albert, Charles, Marcel, Auguste, Jean, Blaise, Florentin, Maurice, Fernand, Georges, Emile et tous leurs frères soldats de 14-18 ne soient pas morts pour rien.

 Père Pascal+

5 novembre : photos de la bénédiction de la chaire à Genneville

23 octobre : article paru dans la presse sur la canonisation de Louis et Zélie Martin

14 octobre : photos de la bénédiction des animaux

10 octobre : photos chez les soeurs

9 octobre : édito

« Au ciel »

Le 18 octobre, je serai à Rome avec quelques paroissiens pour vivre la canonisation des Bienheureux parents de Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus : Louis et Zélie Martin. Avec l’équipe pastorale, il nous a semblé en effet important que notre paroisse soit représentée à ce grand moment de la vie de l’Eglise puisque vous le savez, Louis Martin est venu plusieurs fois à Honfleur. La correspondance de la famille Martin nous rappelle particulièrement deux de ces passages :

Attiré par l’Exposition maritime internationale du Havre qui se tient en cette ville du 7 mai au 17 septembre 1887, Louis Martin y emmène ses trois filles en juin. Avant de prendre le bateau, il s’arrête à la chapelle Notre Dame de Grâce. Thérèse profite de cette occasion pour confier sa vocation à la Vierge Marie. Quelques mois plus tard, elle entre au carmel.

31 octobre 1888, le Père Pichon, ami de la famille devant prendre le paquebot pour le Canada, Louis Martin veut le saluer avant son départ du Havre. Il passe par Honfleur où il connaît une grave crise dans sa maladie (artériosclérose cérébrale). Céline écrit le même jour à ses sœurs carmélites : « Papa très malade. Non, point de paroles, point d’expressions pour redire nos angoisses et nos déchirements. Ô que papa me fait pitié ! Je crois qu’il souffre beaucoup. Sa pauvre figure est aujourd’hui d’une pâleur mortelle ». Nous n’avons pas de détails cliniques sur cette crise qu’il vit dans notre ville, mais, visiblement, Céline ne peut plus communiquer avec son père. Bouleversée, elle écrit encore à ses sœurs : « Chères petites sœurs, ma souffrance était si aiguë, que me promenant sur le bord du quai (de Ste Catherine), je regardais avec envie la profondeur de l’eau. Ah, si je n’avais pas la foi, je serais capable de tout ! » Ce que Céline écrit sous le coup de l’émotion, c’est toute son inquiétude et sa détresse de voir celui que Thérèse appelle « son roi chéri » n’être plus que l’ombre de lui-même. Depuis plusieurs mois son état de santé inquiète profondément ses proches. Lui qui jusque là n’avait jamais été malade, va de plus en plus s’enfoncer dans un monde qui n’est plus le nôtre. Une fugue, des hallucinations et des délires de persécution vont obliger son beau-frère à le faire interner en l’asile psychiatrique du Bon Sauveur de Caen. Là, malgré la maladie qui évolue, il édifie les sœurs et le personnel soignant par sa foi, sa générosité et son sens du service.

Atteint de paralysie générale, Louis Martin est ramené à Lisieux. Pauline raconte la dernière entrevue au carmel avec ses filles : « Au moment de nous séparer, comme nous lui disions au revoir, il leva les yeux en nous montrant du doigt le ciel. Il resta ainsi bien longtemps, n’ayant pour traduire sa pensée que cette seule parole prononcée d’une voix pleine de larmes « au ciel » Au ciel… Nous nous reverrons au ciel. Quel exemple pour ses filles que ce malade qui jusqu’au bout et dans la brume que lui impose la maladie, continue de vivre des actes de foi.

Paroissiens de Notre Dame de l’Estuaire et vous qui venez visiter notre ville, vous marchez sur les traces d’un saint ! Physiquement et spirituellement. Que sa vie de foi et d’abnégation soit pour chacun d’entre nous un modèle. Maintenant qu’avec sa chère Zélie et sa petite reine Thérèse, il est « au ciel », qu’il intercède pour nous ! Prions Louis Martin qui est venu dans notre paroisse. Prions le, avec Zélie, pour nos frères et sœurs malades. Prions Louis et Zélie pour les familles qui connaissent parfois la tentation du désespoir. Prions « ces saints de l’ordinaire » pour les soignants et ceux qui les assistent. Prions les enfin pour nous mêmes, pour qu’au jour de notre mort nous puissions dire nous aussi : « Au ciel ! »

P. Pascal +

6 octobre : photo inscriptions caté

27 septembre : article dans évènements

23 septembre : Plusieurs articles parus dans la presse : patrimoinebénédction

3 septembre : Photos du départ des paroissiens pour le pélerinage diocésain à Lourdes

19 août :  

- Articles de presse sur la Procession du 15 Août 2015  et Un nouvel Ex-Voto à Notre-Dame de Grâce

- Calendrier : Renseignements sur les pèlerinages à Rome le 18 octobre lors de la Canonisation de Louis et Zélie Martin

1er août : Edito

Ave Maria !

Sur l’air de l’Ave Maria de Lourdes, il existe un vieux cantique à Notre-Dame de Grâce qui fut pris la première fois pour le Couronnement de 1913. En voici deux, mais il comprend en tout pas moins

de 27 couplets !

« C’est ta Normandie

qui vient te prier

O Mère chérie

Daigne l’écouter

Ave Ave Ave Maria

Ave Ave Ave Maria

Nous venons en chœur

Au pays d’Honfleur

Pour te proclamer

Reine de nos cœurs

Ave Ave Ave Maria

Ave Ave Ave Maria »

A travers des mots simples et touchants, il dit la piété des marins et de leurs familles ainsi que de la dévotion de tous ceux et celles -honfleurais de naissance ou de cœur- qui un jour sont « montés à Grâce ».

Au cœur de ce mois d’août, où nous allons fêter l’Assomption de Marie, nos regards se tournent évidemment vers la petite chapelle qui surplombe l’estuaire.

Ce lieu est vraiment un lieu de grâce. J’en ai fait, moi-même depuis deux ans l’expérience et particulièrement cette année où j’ai senti vraiment combien ce lieu était étonnant et tellement empli par Marie de la présence du Seigneur. Comme j’aime souvent à le dire, on sent ici que les murs transpirent la prière. La nôtre et la Sienne.

Si les ex-voto des siècles passés nous disent les remerciements de nos ancêtres, les témoignages continuent aujourd’hui de parler des grâces d’intercession de la Vierge Marie. Il y a quelques jours, un jeune couple de Bretagne est venu présenter leur petite fille à Notre-Dame. Après des années d’attente et d’espoirs déçus, ils sont venus prier en ce lieu un peu en dernier recours, comme l’enfant qui vient pleurer dans les bras de sa maman !.. Et voici que la petite Léonore est née. Pour remercier celle à qui ils attribuent ce miracle, ses parents ont tenu que le baptême n’ait lieu pas chez eux mais se fasse à Honfleur, que de larmes de joie ont été versées en ce jour!

N’est-ce pas tous ces miracles du quotidien, ces grâces d’hier et d’aujourd’hui, que le Pape Pie XII a voulu honorer en proclamant le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie en 1950, « La Vierge Immaculée, préservée de Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la reine du ciel.

L’Assomption de la sainte Vierge est une participation singulière à la Résurrection de son fils et une anticipation de la Résurrection des autres chrétiens.

C’est donc vraiment pour témoigner de la Résurrection du Christ et de la nôtre à venir que nous chanterons « ave Maria » dans les rues de Honfleur le 15 août prochain. Une fleur blanche à la main et le cœur chargé d’intentions de prière, nous accompagnerons la sainte patronne de notre paroisse et chaque rue deviendra une chapelle de Grâce et notre présence à chacun sera un ex-voto.

Père Pascal+

3 juillet : Edito

L’amour de ta maison fera mon tourment (Psaume 69, 10)

Dans un ancien livre de comptabilité paroissiale de Pennedepie, quelques pages manuscrites de la belle écriture de l’abbé Rousée ont attiré mon regard ; elles datent de 1951 : « j’ai décidé de vendre ce que j’ai de plus précieux dans mon presbytère au profit de la restauration de notre église».

Et de dresser une liste à la Prévert sur plusieurs pages où l’on trouve entre autres : « un portrait de Vieillard par Dubourg, un carafon en cristal, 35 pièces romaines, deux huiles de Saint Delis, 6 mesures en étain, volumes des œuvres de Molière en maroquin rouge, 4 plats en vieux Rouen, une lithographie de Mozin, 15 assiettes normandes, un tableau de Debergue, un grand plat en cuivre armorié, deux lampadaires en fer forgé »

Quelques pages plus loin, une fois la vente faite, l’abbé écrit de nouveau : « Je suis heureux d’avoir fait ce sacrifice puisque nos vitraux sont restaurés, deux belles verrières sont exécutées par Monsieur Mauméjean. Nous avons pu enlever le plâtre qui recouvrait les murs de la nef de l’église et leur rendre leur médiévale beauté. Et il nous reste encore une somme suffisante pour décaper les murs du chœur et du sanctuaire, travaux que nous ferons au printemps prochain avant Pâques. Tout pour la gloire de Dieu. »

Quelle étonnante figure que celle de ce petit abbé mort il y a cette année 60 ans ! Né en 1877, prêtre en 1901, il arrive en 1913 à Pennedepie pour ne plus en partir. Esprit encyclopédique, archéologue, ami des peintres et des artistes il fut curé bien sûr mais aussi maître d’école et même maire adjoint de la commune ! Chevalier de la légion d’honneur, membre de plusieurs sociétés savantes, son presbytère était un véritable musée où ce chercheur infatigable a collectionné de remarquables vestiges de la préhistoire ainsi que de très nombreuses œuvres offertes par ses paroissiens et amis.

Amoureux de son église des Templiers, c’est donc l’œuvre d’une vie de recherche et d’amitié qu’il sacrifie pour rendre sa beauté originale à la maison de Dieu.

Aujourd’hui encore vous pouvez découvrir les nombreuses œuvres d’art dont il l’a, de plus, orné. Depuis la statue de la Vierge du XIVème siècle à celle du Bienheureux Monsaint (sculptée par Walhain), du buste de Saint Dominique (XVIIème) au chemin de croix de F. Ménager, les dons qu’il a fait à la paroisse sont multiples.En lui, la parole du psaume reprise dans l’Evangile selon Saint Jean prend toute son ampleur : « L‘amour de ta maison fera mon tourment ».

A l’heure où tant de visiteurs viennent découvrir notre si riche patrimoine, ne pourrions-nous pas nous aussi réfléchir à l’exemple qu’il nous laisse. Ne pourrions-nous pas réfléchir à ce que nous faisons pour notre Eglise ? Eglise de pierre (ou de bois pour Sainte Catherine !) mais aussi et surtout Eglise du Christ que nous sommes tous ensemble. Comment puis-je lui donner un peu de ce que je suis ? Donner un peu de mon temps ? Donner un peu de ma prière ? Donner un peu de mes compétences ? de mes ressources ? Comment l’amour de mon Eglise résonne-t’il en moi ? Comment puis-je la rendre belle ? Et comment ai-je envie de transmettre cet amour et cette beauté de mon Eglise Catholique aux générations à venir ?

Que l’abbé Rousée, humblement enterré devant l’église Saint Georges de Pennedepie, intercède pour chacun de nous et nous aide à nous engager dans notre paroisse Notre Dame de l’Estuaire, qui a besoin de chacun, de chacune, quelque soit son âge, pour vivre et grandir. Pour devenir chaque jour plus belle et plus accueillante.

Que l’amour de notre Eglise soit notre tourment et que cet amour nous conduise à Dieu pour que nous puissions dire nous aussi :« Tout pour la gloire de Dieu. »

Père Pascal +

27 juin : Nouvelles photos de la bénédiction de la mer

19 juin : vidéos inauguration parvis et statue Saint-Jean-Paul II

6 juin : Inauguration parvis et statue Saint-Jean-Paul II

6 juin : Inscription catéchisme

 

6 juin : Edito

La traditionnelle fête des marins le lundi de pentecôte a encore attiré cette année des milliers de personnes. Mgr Guyard, évêque émérite du Havre et actuellement chapelain à Lisieux, nous a fait l'honneur de présider la messe à la côte de Grâce. A cette occasion, il a prononcé une homélie dont beaucoup m'ont ensuite demandé le texte...le voici, avec mes  remerciements à Mgr Guyard qui a eu la gentillesse de nous le communiquer.

Père Pascal +

Fête des Marins Honfleur 2015

Chers amis,

Lorsque votre curé, le Père Pascal, a pensé que le précédent évêque du Havre, en retraite et résidant dans le diocèse de Bayeux, pourrait remplacer Monseigneur Brunin, retenu à Rome, il pourrait apporter sinon la meilleure solution, au moins une alternative acceptable. Ce qui vous explique ma présence avec vous ce matin.

Je dois vous dire, en ce qui me concerne, que j’en suis très heureux ; d’abord parce que depuis longtemps, je suis un pèlerin familier de ce sanctuaire, et ensuite parce qu’il me semble ainsi représenter les nombreux normands « de l’autre côté de l’eau » qui ont une affection particulière pour votre cité : son port à taille humaine, le charme particulier de la ville et de ses maisons, ses célébrités et cette Chapelle Notre-Dame de Grâce où ils viennent se confier à la Vierge Marie, assurés qu’elle étend son regard protecteur jusqu’à l’autre rive de l’estuaire de la Seine. Par ailleurs vous savez sans doute que François Ier créant le port du Havre l’a nommé « le Havre de Grâce » en référence à la Côte de Grâce.

Ainsi à l’époque où l’on souhaite que les hommes créent davantage de relations pour mieux vivre ensemble, tout en gardant leur identité propre, il est heureux que nous soyons ensemble ce matin, réunis par des liens d’amitié que représentent symboliquement les nombreux câbles qui soutiennent le Pont de Normandie tout proche. Merci pour votre accueil.

Vous célébrez la 154è fête des Marins. C’est une belle fidélité que vous exprimez par là. La fidélité à la foi et aux traditions de vos aînés. Une fidélité qui vous a permis de grandir et de devenir des hommes et des femmes responsables. Votre démarche d’aujourd’hui est une reconnaissance à l’égard de ces anciens et vous ne manquez pas d’en évoquer le souvenir.

Mais cette fête est aussi tournée vers l’avenir. Comme dans un relais, vous entendez passer le témoin aux générations montantes. Les jeunes enfants, confortablement installés dans les barques sont l’image de ce que vous souhaitez qu’ils deviennent plus tard : des hommes et des femmes capables de pouvoir à leur tour tenir la barre et bien naviguer pour l’aventure de leur vie.

Souvenir d’hier, espérance pour demain, certes, mais vous savez aussi que nous ne pouvons vivre réellement que dans le présent. C’est pourquoi en vous présentant devant la Vierge Marie en ce lieu qui lui est dédié, c’est votre vie d’aujourd’hui que vous lui apportez. Votre reconnaissance pour vos joies, mais aussi vos peines, vos difficultés, vos soucis et votre souffrance. Et cela dans la confiance, et vous avez raison.

Vous avez sans doute remarqué que la plupart des représentations de la Mère de Jésus nous la montre portant son enfant dans les bras. C’est une manière de considérer que cet enfant est aussi chacun d’entre nous et qu’ainsi nous pouvons lui faire confiance et être assurés de son intercession auprès de son Fils pour nous accompagner sur la route de nos vies et nous donner la force et le courage pour avancer.

Une force et un courage dont nous avons besoin pour vivre le mieux possible. Mais pour les chrétiens, la meilleure façon de vivre le mieux possible c’est d’aimer et de servir les autres, nos frères, de sortir de notre égoïsme, de l’injustice et du mépris des plus faibles. Dans l’évangile que nous venons d’entendre, nous avons rencontré un jeune homme, un bon pratiquant, mais auquel il manque l’essentiel : s’intéresser aux autres. Il se préoccupe se servir Dieu, mais il oublie les autres. Jésus regrette son refus de se convertir, mais ne le condamne pas. Il lui laisse entendre que Dieu pourrait l’aider s’il avait le désir d’élargir son horizon. Il connaîtrait alors le vrai bonheur.

Cette parole s’adresse à nous. Nous aspirons tous au bonheur, mais nous pensons trop souvent que les autres sont des obstacles pour y parvenir. Et si nous parlons de solidarité, elle est souvent sélective et s’oppose à d’autres. Il nous faut comprendre, et sans doute de plus en plus, que nous vivons dans un monde où il devient nécessaire d’élargir nos solidarités si nous voulons vivre, sinon nous risquons de périr tous ensemble. La charité fraternelle dont doivent témoigner les Chrétiens à la suite du Christ, n’est pas une option libre et généreuse pour ceux qui ont bon cœur, elle apparaît comme une urgence pour tous les hommes.

Et à ce propos, je me souviens d’un film de ma jeunesse, dont les plus anciens d’entre vous se souviennent peut-être qui avait pour titre « Si tous les gars du monde ». Il raconte l’histoire d’un équipage de pêcheurs bretons, en perdition en mer du Nord et atteints d’une épidémie mortelle. A partir d’une radio de bord défaillante, un réseau international de radio-amateurs se met immédiatement en place et permet de les sauver en leur apportant les remèdes dont ils avaient besoin. La belle conclusion du film était celle-ci : « si tous les gars du monde voulaient se donner la main, on ferait une belle ronde autour du Monde ».

Ce message me semble toujours d’actualité. Oui, si nous acceptons d’être attentifs les uns aux autres et les serviteurs les uns des autres, nous avons quelques chances d’avoir un avant-goût dès aujourd’hui du bonheur que Dieu nous promet demain dans son Royaume.

Que la Vierge Marie nous aide à prendre ce chemin.

+ Michel GUYARD Evêque émérite du Havre

29 mai 

Photos du week-end de Pentecôte

1er mai

Un breton en Normandie.

Un aubergiste de Rennes surpris un jour un mendiant rodant autour de sa cuisine. Ne pouvant l’accuser d’avoir volé de la nourriture, il le fit comparaître devant la justice pour vol d’odeurs ! Il avait humé le fruit d’un travail, il devait payer ! Le juge Yves Hélory de Kermartin qui reçut le plaignant s’étonna évidemment d’une telle plainte. Après quelques instants de réflexion, Yves Hélory pris quelques pièces dans sa bourse et les jeta sur la table devant lui. Prenant cela pour un décision en sa faveur,  aussitôt  le cupide aubergiste voulu s’en emparer mais le juge ne lui en laissa pas le temps. L'aubergiste s'écria : « c'est à moi ». Yves lui répondit alors « ah non ! le son paye l'odeur, à cet homme l'odeur de ta cuisine, à toi le son de ces pièces ! ».

Cette petite scène digne du jugement de Salomon, se passait au XIIIème siècle et nous est transmise dans le procès de canonisation de ce juge qui n’est autre que saint Yves de Tréguier. Ce saint, si cher aux bretons que l’on aimait chanter dans un cantique populaire « Sanctus Yvo erat brito; advocatus sed non latro, res mirabilis populo », « Saint Yves était breton, avocat mais pas voleur, chose admirable pour le peuple ! ».

Saint patron des avocats et des juristes, saint Yves le breton est peu connu en Normandie et pourtant une tradition séculaire l’honore dans l’église de Fourneville où l’on peut trouver sa statue. Comment le culte du saint patron de la Bretagne est venu jusqu’ici, nul ne saurait le dire. Pas plus que la raison qui faisait que l’on venait  parfois de loin jusqu’à Fourneville lui confier ses récoltes et son cheptel. Le paysan normand bien connu pour être procédurier se retrouvait peut être bien avec ce saint qui rendait si bien la justice ! Ce qui est sûr c’est que jusque dans les années 1960, un pèlerinage où l’on se bousculait était même organisé. Le 19 mai prochain, jour de sa fête, je célèbrerai une messe dans cette église. L’occasion peut être d’accueillir quelques bretons égarés en Normandie !

Dévot de Notre Dame, Saint Yves lorsqu’il était curé de Louannec près de Tréguier, emmena à pied ses paroissiens au sanctuaire marial de Quintin distant de plus de 70km. En ce mois de mai, qui commence nous aussi nous vivrons notre pèlerinage auprès de la Vierge Marie en montant à Grâce le lundi de Pentecôte. Nous allons confier à la mère de Dieu nos familles, nos marins et tous ceux qui partent en mer. Et puis prier pour nous mêmes, pour que nous nous convertissions, que nous soyons plus justes avec ceux qui nous entourent et que comme saint Yves qui a été toute sa vie proche des plus petits et des faibles, nous puissions aider et soutenir ceux qui  sont si souvent oubliés.

La vie est un pèlerinage dont le ciel est le but. Ensemble avec Notre Dame et à la suite des saints marchons dans la justice en regardant vers Dieu.

                                                                                      Père Pascal+

6 mai

Nouvelles photos de l'église de Genneville

5 mai

Concerts

- le samedi 9 mai 2015 à 20h30 Concert Orgue et violon à l'église Saint Léonard - entrée libre et présentation des orgues de Honfleur le dimanche 10 mai à 14h30 à sainte Catherine et à 16h00 A notre dame de grâce.

- le samedi 10 juillet à 21h00 le choeur de la maitrise de la cathédrale de Poitiers- Libre participation.

15 Avril

Exposition de peintures "Beauté Divine!" dont un tableau de l'église d'Ablon prété par la paroisse, jusqu'au 17 mai au musée de Normandie au chateau de Caen.

12 avril 

- mise en ligne de l'affichette indiquant que le 2 juin se déroulera à l'église de Saint-Gatien l'inauguration de la statue de Jean-Paul II dans le menue bienvenue - évènements.

Bénédiction de la statue avec notre évêque Mgr Jean-Calude Boulanger à 17 hre.

2 avril 

- Mise en ligne de l'article du Pays D'auge du 31 mars, dans le menu "bienvenue" puis revue de presse, sur les nouveautés de la Semaine Sainte dans les diffrents clochers de la paroisse.

- Rappel de la possibilité de se confesser vendredi 3 avril après le chemin de croix à Sainte Catherine et à Gonneville samedi 4 avril de 11h00 à 12h00, horaires.

15 mars

- Création artistique et spirituelle, vierge dessinée par une paroisienne. vous la retrouverez dans l'onglet ART ET HISTOIRE menu Art et Foi.

- Dans ART ET HISTOIRE, le menu CONCERT se décline en deux menus ;  Concerts et Musique.

3 mars

- Mise en ligne de la photo de la messe du 1er février avec l'ensemble Le Vivier des Voix dans l'onglet "évènements"

1er mars : Edito

Mars 2015

Pour eux, avec eux.

Que ce soit en bois sculpté comme à Pennedepie ou sous forme de vitraux à Saint-Léonard, qu’ils soient en émaux comme à Saint-Gatien ou en peinture comme à Ablon, les stations de chemin de croix ornent nos églises de ville et de campagne. Elles illustrent scène après scène cette terrible montée du Golgotha et nous invite à entrer dans la prière. De la première station où nous faisons mémoire de la condamnation à mort de Jésus à la quatorzième où il est mis au tombeau, le chemin de croix de nos églises semble être comme un fil rouge, une cordelière qui ceinture la maison de Dieu comme pour la protéger. De la nef en passant par les transepts et le chœur, nous avons sous les yeux les souffrances que Jésus a subies pour nous et nous voici comme entourés de l’amour du Christ, mort pour que nous ayons la vie.

Avec le conseil paroissial, nous avons souhaité en ce temps de carême et pendant la semaine sainte nous réapproprier ces chemins de croix des églises de notre paroisse. L’occasion de méditer ensemble la passion de Notre Seigneur. L’occasion aussi de nous sentir solidaires de tous ceux qui aujourd’hui mettent littéralement leur pas dans les pas du Christ outragé. Comment ne pas penser en particulier à ce que vivent nos frères et sœurs chrétiens persécutés au Moyen Orient martyrs et saints d’aujourd’hui ! On se sent souvent bien impuissant face à la barbarie dont ils sont les victimes. Notre pauvre prière au fin fond d’une humble église de France est une réponse et un soutien dont nous n’imaginons même pas la portée.

Par notre prière, aussi pauvre soit elle, nous devenons pour eux Simon de Cyrène qui en la cinquième station aide Jésus à porter sa croix.

Par notre prière aussi misérable soit elle, nous sommes pour eux Véronique qui en la sixième station essuie le visage du Christ.

Par notre prière aussi petite et mendiante soit elle, nous devenons pour eux Marie qui jusqu’à la dernière station, au pied de la croix accompagne son enfant et vit la « com-passion », « la passion avec ».

C’est à cette compassion que nous sommes appelés par le pape François qui nous rappelle que le chemin de croix de nos frères et sœurs chrétiens persécutés, est pour nous un témoignage : « Leur exemple nous donne la force, à nous dont la foi est parfois un peu faible, de témoigner cette foi que nous avons reçu, cette foi qui est le don que le Seigneur donne à tous les peuples ».

Pour eux, avec eux, nous devenons témoins que le Christ, mort sur la croix pour le péché de l’homme, a vaincu la mort et qu’il est ressuscité et vivant.

Père Pascal +

25 février

- possibilité de vivre une retraite spirituelle pendant ce temps de carême, en ligne! Avec Notre Dame de Web, vous pouvez écouter des chants, prier, méditer la parole, proposer des intentions de prières. 

Voici le chemin ou dans le menu "Vie Spirituelle" puis sous-menu "Quelques prières".

18 février

- création, en bas de la page d'accueil, d'un menu "quoi de neuf" regroupant toutes les nouveautés sur le site. Il comprendra aussi l'édito mensuel du père Pascal. 

- Le menu "Actualités", qui était dans "Bienvenue", disparait au profit de 3 sous-menus  "Ce mois-ci " avec la feuille d'information l'Estuaire, la "Revue de presse" et les "Evenements" récents ou à venir.

- le menu Espace Saint-François est ré-intituté "Art et Foi". Vous y retrouverez, prochainement, des oeuvres spirituelles de paroissiens.

1er février : Edito

Février 2015

          Nichée au creux de la ville, la jolie maison des Sœurs Oblates de Sainte-Thérèse est un lieu de passage incontournable pour notre paroisse; Conférence Saint-Vincent de Paul, équipes de liturgie, accueil des familles en deuil, trouvent là un lieu agréable et accueillant pour se réunir.

          Cette maison est à l'image des sœurs qui y habitent, qui par leur sourire de bienvenue semblent nous dire : "notre maison est votre maison".

          Merci mes sœurs pour votre générosité et votre témoignage. Le Pape François a demandé que cette année soit « l'année de la vie consacrée ». L 'occasion pour nous de nous rappeler cette grâce d'avoir sur notre paroisse Notre-Dame de l'Estuaire une communauté de religieuses… c'est pourquoi j'ai souhaité leur laisser la parole pour qu'en nous parlant d'elles elles nous parlent de Dieu.

 Père Pascal +

 Témoignage de Sœur Pascale sur la Vie Consacrée

            « Dans sa lettre circulaire aux consacrés, le Pape François nous demande de relire notre histoire personnelle et de la vérifier dans le regard de Dieu.

Aujourd’hui, comme hier, je fais mémoire de ma vocation, de ma vie religieuse, des appels du Seigneur tout au long de ma vie chrétienne..

 

            L’appel de Dieu ? Quel est-il ? Comment le définir ? C’est une petite voix mystérieuse qui se fait entendre dans le silence.

 

            Il y a beaucoup d’appels dans nos vies. Beaucoup…. J’allais dire, à chaque instant… : voix de la conscience, appels à une vie meilleure, une conversion.

            Ce que je veux dire ici, c’est des appels de Dieu qui m’ont fait prendre ne décision, qui ont changé quelque chose dans ma vie, et dont je me souviendrai toujours.

                                              

            Le premier appel de Dieu, je l’ai reçu à l’âge de 14 ans : j’étais décidée à dire OUI à Dieu pour le suivre, à être religieuse. Cet appel m’avait si bien marquée, que je disais mon secret à mon frère qui devait mourir accidentellement peu de temps après. J’étais heureuse de le lui avoir confié, car il en a éprouvé beaucoup de joie. A 16 ans, une crise ? Une diminution de la foi ? Je ne savais plus très bien… je ne voulais plus être religieuse.

            Le deuxième appel s’est fait entendre, lors d’une « mission » prêchée par des Pères Rédemptoristes, dans ma paroisse. Appel plus tenace. Chaque fois que je réfléchissais sur l’avenir, il était là. Devais-je m’y arrêter ? Dieu m’appelait-il vraiment ? Devais-je me marier ? Au milieu de tous ces questionnements mais aussi dans la prière, j’optais définitivement pour la vie religieuse. Il sera mon Amour. Le contraire me rendrait malheureuse. Dieu seul pouvait combler ma vie.

            Le troisième appel fut celui d’un éventuel départ en mission, à la Mission lointaine. J’étais heureuse d’entrer dans une congrégation missionnaire, où la perspective d’un envoi se dessinait. Ce désir grandit pendant mon noviciat… je fus envoyée en Centrafrique, répondant à l’appel de mes supérieures. Je suis restée en Centrafrique pendant 46 ans, dont 39 ans à l’Hôpital de Bouar comme Infirmière…

            Depuis 4 ans, je suis à Honfleur. Heureuse d’y être, comme partout où je suis passée. La Fraternité de mes sœurs m’a aidée à vivre ma mission : « Etre missionnaire de l’Amour Miséricordieux, voilà votre vocation » disait notre fondateur, le Père Gabriel Martin.

            En cette année de la Vie Consacrée, je cite encore le Pape François, commençant sa lettre aux consacrés : « Je voulais vous dire un mot, et ce mot, c’est la joie ; partout où il y a les consacrés, il y a toujours la joie ».

Sœur Pascale